Conception dâune collection Point de dĂ©part de toute crĂ©ation de collection, les pages d'ambiances donnent un ton prĂ©cis Ă l'ensemble du processus gamme de couleur, ligne de vĂȘtements, crĂ©ation dâimprimĂ©s, accessoires, axes de communication, shooting photo Shocking ! Les mondes surrĂ©alistes dâElsa Schiaparelli â MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs L'univers d'Elsa Schiaparelli est ici retranscrit dans toute sa crĂ©ativitĂ© et son originalitĂ©. La crĂ©atrice a dĂ©veloppĂ© une identitĂ© trĂšs personnelle inspirĂ©e fortement du monde symbolique et onirique. Le design pour tous â De Prisunic Ă Monoprix, une aventure française â MusĂ©e des Arts dĂ©coratifs Ă la suite des dĂ©buts du prĂȘt-Ă -porter dans les annĂ©es 50, les enseignes Prisunic sont inspirĂ©es par des mĂ©thodes de marketing amĂ©ricaines. Une histoire de la mode au Palais Galliera â MusĂ©e de la Mode de Paris Voici enfin ouverte la premiĂšre galerie de mode permanente du musĂ©e de la Mode de Paris aprĂšs un siĂšcle d'attente Vogue Paris 1920-2020 â Palais Galliera La mode est aux expositions de magazines de mode. AprĂšs Harper's Bazaar au musĂ©e des Arts dĂ©coratifs, le musĂ©e de la Mode de Paris - Palais Galliera prend le relais avec une rĂ©trospective sur le magazine Vogue Paris. Yves Saint-Laurent â Les coulisses de la Haute Couture Ă Lyon â MusĂ©e Yves Saint-Laurent Immersion dans le processus crĂ©atif d'Yves Saint-Laurent par le prisme des tissus. En partant de la matiĂšre, le couturier adapte la crĂ©ation de ses modĂšles en envisageant le tombĂ© de chaque Ă©toffe. En mode climat LâidĂ©e de crĂ©er une coalition de marques est nĂ©e au printemps 2021 lorsque des centaines de marques ont rĂ©pondu Ă lâappel sur Linkedin de Thomas Huriez 1083 et Julia Faure Loom qui ont demandĂ© Ă ce quâon rajoute le âRâ de âRĂ©duireâ Ă la campagne âReuse - Repair - Recycleâ de l'Ă©co-organisme de la FiliĂšre Textile. SebastiĂŁo Salgado â AmazĂŽnia â Philarmonie de Paris Cette exposition nous emmĂšne dĂ©couvrir la diversitĂ© de l'Ă©cosystĂšme amazonien. Les couleurs du ciel, des fleuves, des cascades et de la forĂȘt ont disparu au profit de visuels en noir et blanc mettant en avant les contrastes des paysages de maniĂšre sculpturale. Luxes â MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs L'originalitĂ© et la dĂ©licatesse d'un objet d'art est principalement liĂ©e aux matĂ©riaux qui le composent, Ă la raretĂ© des pigments, l'agencement et la coupe d'un modĂšle. Harperâs Bazaar â Premier magazine de mode â MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs En crĂ©ant le magazine Harper's Bazar Ă New York en novembre 1867, les frĂšres Harper souhaitent amener un contenu gĂ©nĂ©raliste, mettant en perspective les modĂšles des crĂ©ateurs de mode avec d'autres domaines crĂ©atifs de leur temps littĂ©rature, peinture et photographie.
DEL'ART ET DE LA MODE, lundi et jeudi à 9h10 et 12h10. Actualités des expositions et . DE L'ART ET DE LA MODE, lundi et jeudi à 9h10 et 12h10. Actualités des expositions et des manifestations culturelles. Cette semaine Alizée Ternisien nous parle Espace membre . Mon compte; Fermer ma session ; Se connecter; Mot de passe oublié ? Facebook. Twitter. YouTube. Instagram.
Le nouveau B. Balenciaga se montre plus Intense que jamais ! Balenciaga est une grande enseigne de mode qui a su se hisser au plus haut sommet de la notoriĂ©tĂ© grĂące au talentueux Nicolas GhesquiĂšre Ă sa tĂȘte de 1997 Ă 2012. Aujourdâhui, celui-ci a Ă©tĂ© remplacĂ© par Alexander Wang, nouveau personnage trĂšs charismatique et crĂ©atif ayant dĂ©jĂ toute la reconnaissance de ses pairs et dont le travail est gĂ©nĂ©ralement suivi de nombreux Ă©loges. AprĂšs avoir planchĂ© sur le souffle nouveau Ă porter au style couture de lâenseigne, il ne tarda pas Ă dĂ©cliner son savoir en termes de parfumerie. Câest ainsi quâapparut la collection B. Balenciaga, dĂšs 2014. Aussi, câest une nouvelle dĂ©clinaison de cet assortiment parfumĂ© que nous prĂ©sente cette annĂ©e lâenseigne Balenciaga. En outre, le nouveau B. Balenciaga Intense verra le jour dâici lâautomne 2016. Lâodeur inĂ©dite de B. Balenciaga La collection parfumĂ©e B. Balenciaga avait fait son apparition avec une fragrance aux multiples contrastes. Celle-ci sâavĂ©rait ĂȘtre vive, verte, aromatique, Ă la fois florale et boisĂ©e. En outre, elle fut Ă©laborĂ©e par le parfumeur Domitille Bertier en partenariat avec Coty Prestige et dĂ©voilait des accents de fĂšves de soja verte, de muguet, de feuilles des violettes, dâiris, dâambrette et de cĂšdre. Face Ă son succĂšs, elle fut ensuite rĂ©interprĂ©tĂ©e en une version plus douce et plus lisse, dĂšs 2015. Il sâagissait alors de B. Balenciaga Peau. Aussi, Ă mille lieues de cette premiĂšre dĂ©clinaison, B. Balenciaga Intense sâavĂšre ĂȘtre un parfum au caractĂšre beaucoup plus prononcĂ©. Il sâagit dâun jus boisĂ© et intense, jouant sur les contrastes. Celui-ci met en avant des tonalitĂ©s vibrantes tout en les associant Ă des accents fruitĂ©s plus rafraĂźchissants. Le tout dĂ©bute par un mĂ©lange de thĂ© vert et de myrtille avant dâĂ©voluer vers une fleur captivante la Reine de la Nuit. Comme le suggĂšre son nom, il sâagit dâune fleur qui ne se dĂ©voile quâune fois la nuit venue. Celle-ci dĂ©livre une senteur proche de celle du jasmin mais encore plus opulente. Elle est alors relayĂ©e par une base plus boisĂ©e, toujours trĂšs Ă©lĂ©gante mais particuliĂšrement vibrante. En lâoccurrence, cette derniĂšre est clairement dominĂ©e par la prĂ©sence de cĂšdre. Le flacon sculpture de B. Balenciaga Intense Si B. Balenciaga Intense dĂ©livre une senteur particuliĂšrement captivante, il faut bien reconnaĂźtre que celle-ci est magnifiquement interprĂ©tĂ©e au travers de son flacon. En outre, son Ă©crin reprend le design de ses prĂ©dĂ©cesseurs sans pour autant manquer de mystĂšre. Il se dote aujourdâhui dâun dĂ©gradĂ© Ă©voluant de la transparence au pourpre. ParticuliĂšrement contemporain, il parvient nĂ©anmoins Ă conserver lâhĂ©ritage de la maison de couture Balenciaga. Sa forme se veut trĂšs architecturale et possĂšde six faces. Son cabochon, quant Ă lui, se dote dâune arche intĂ©rieure rendant hommage Ă la forme caractĂ©ristique des collections de couture et des accessoires Balenciaga. Le tout est ornĂ© dâune plaque sur la facette gauche de cette bouteille. PensĂ©e dans un noir opaque, cette derniĂšre nous dĂ©voile le nom de ce nouveau jus dans une Ă©criture blanche et Ă©purĂ©e. Le tout est particuliĂšrement Ă©lĂ©gant, sâancrant Ă merveille dans le style Balenciaga.
Lesecond accrochage des Ćuvres est lâoccasion Ă©galement de la publication dâun catalogue inĂ©dit. Une analyse des Ćuvres dâAlaĂŻa et de Balenciaga figure au sommaire ainsi que des textes plus historiques sur
Ă©dito Formations ActualitĂ©s Expositions Livres ĂDITO LâĂ©quipe de lâAcadĂ©mie du Luxe est trĂšs heureuse de vous retrouver et vous espĂšre, ainsi que vos proches, en parfaite santĂ©. Pour cause de pandĂ©mie, il Ă©tait difficile de vous recommander des expositions Ă voir absolument quand nos musĂ©es sont toujours fermĂ©s. Restons positifs et continuons Ă nous adapter aux du Luxe continue son Ă©volution en Ă©toffant son offre en distanciel et poursuit son dĂ©veloppement en Belgique et en Suisse. Nous allons donc retrouver un rythme plus rĂ©gulier de publication et dans cette nouvelle Newsletter, vous retrouverez lâactualitĂ© des marques de luxe et la pertinence de certaines expositions qui sont programmĂ©es. Toujours en quĂȘte de beaux ouvrages sur des maisons, des crĂ©ateurs ou de savoir-faire exceptionnels, nous aimons vous recommander des livres que nous avons eu grand plaisir Ă dĂ©couvrir et ceux qu'il faut avoir dans sa bibliothĂšque professionnelle. LâAcadĂ©mie du Luxe vous propose en avril et en mai des formations institutionnelles Ă la fois en distanciel et en prĂ©sentiel Le Merchandising dans le Luxe une journĂ©e en distanciel DĂ©couverte dâunivers du luxe Histoire et marchĂ© de la Maroquinerie, des Bagages et de la Chaussure une journĂ©e en distanciel Perfectionnement en Gemmologie approche crĂ©ative par la couleur 3 jours en prĂ©sentiel Histoire et codes du luxe une journĂ©e en prĂ©sentiel LâArt de vendre dans le luxe adaptĂ© Ă la Joaillerie et lâHorlogerie Deux jours en prĂ©sentiel LâĂ©quipe est Ă votre entiĂšre disposition pour rĂ©pondre Ă vos questions ou pour toute demande dâinformations complĂ©mentaires. Ces formations sâinscrivent aussi bien dans le cadre de la dĂ©couverte dâun univers du luxe, dâun projet professionnel avec une prise en charge par la maison ou un OPCO, dâune reconversion ou tout simplement pour le plaisir dâenrichir sa culture personnelle. En vous souhaitant une agrĂ©able lecture, nous vous donnons rendez-vous pour la prochaine Newsletter en juin. Vous pouvez retrouver nos articles sur lâactualitĂ© du luxe dans notre Blog et nos Newsletters prĂ©cĂ©dentes sur le site Ă la rubrique Newsletter. A bientĂŽt ! FORMATIONS HISTOIRE ET MARCHE DE LA MAROQUINERIE, DES BAGAGES ET DE LA CHAUSSURE Le 26 avril 2021 en distanciel Pour ceux qui souhaitent changer d'univers de luxe, l'AcadĂ©mie du Luxe vous propose des ateliers de dĂ©couverte d'un univers du luxe. Nous vous donnons rendez-vous le 26 avril pour une immersion dans les univers de la Maroquinerie, des Bagages et de la Chaussure Ă travers une vision historique et de la structure du marchĂ© avec ses principaux acteurs. La maroquinerie Pour avoir un look parfait, les sacs Ă main figurent parmi les accessoires de mode indispensables pour la femme. Mais depuis quand ? AprĂšs une dĂ©couverte de l'histoire de la maroquinerie, son importance dans le luxe, ses enjeux, nous aborderons son actualitĂ© et les alternatives aux cuirs classiques et exotiques. Les bagages Comment voyageait-on dans les temps anciens ? Comment emportait-on ses affaires ? Câest lâhistoire par le petit bout de la lorgnette que nous vous proposons sur lâArt de voyager. Comment est-on passĂ© des lourds coffres, bahuts, malles en bois, simples ou ouvragĂ©s pour servir de meubles de rangement Ă la petite valise Ă roulettes en toile monogrammĂ©e ou en polypropylĂšne et Ă la valise intelligente d'aujourd'hui ? La chaussure De tous temps, les chaussures ont Ă©tĂ© un moyen dâafficher le statut social, le prestige et la position Ă©conomique de ceux qui les portaient. Les chaussures expliquent la culture et lâhistoire dâune sociĂ©tĂ©. DĂ©couvrez l'histoire et le marchĂ© de la chaussure en pleine transformation. Pour s'inscrire Ă cette formation, remplissez le formulaire et envoyez le nous Ă cette adresse contact En savoir plus ACTUALITĂS LE N°5 DE CHANEL FĂTE SES 100 ANS Il y a 100 ans, en 1921, Ă©tait lancĂ© le mythique Chanel N°5, un parfum de femme Ă odeur de femme ». ImaginĂ© par Ernest Beaux, ce parfum aux 80 senteurs a marquĂ© les Ă©poques Ă travers son siĂšcle dâexistence. AdorĂ© par Marilyn Monroe, cĂ©lĂ©brĂ© par Andy Warhol, exposĂ© de façon permanente au MoMA Ă New-York, il fut incarnĂ© par les plus beaux visages. Directement inspirĂ©e par le flacon particulier et pour fĂȘter les 100 ans, la Collection N°5 » est un ensemble exceptionnel unique de Haute Joaillerie dĂ©diĂ© Ă un parfum. Cette piĂšce anniversaire sera conservĂ©e au sein du patrimoine de la maison en tant que crĂ©ation symbolique de ce centenaire. En savoir plus Expositions ALAĂA & BALENCIAGA. SCULPTEURS DE LA FORME Le musĂ©e CristĂłbal Balenciaga en Espagne abritera la prochaine exposition AlaĂŻa et Balenciaga. Sculpteurs de la forme ». Cette derniĂšre est organisĂ©e par la Fondation Azzedine AlaĂŻa en collaboration avec le MusĂ©e CristĂłbal Balenciaga. Lorsque la derniĂšre collection a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e en 1968 et que lâactivitĂ© a pris fin, les crĂ©ations de CristĂłbal Balenciaga sont passĂ©es de vĂȘtements de mode Ă des piĂšces de collections. Pendant plus de 40 ans, Azzedine AlaĂŻa a collectionnĂ© lâĆuvre de stylistes quâil admirait. Il avait une passion particuliĂšre pour les robes des annĂ©es 1930 Ă 1950 et parmi les stylistes de cette Ă©poque, celui quâil chĂ©rissait le plus fut CristĂłbal Balenciaga. Cette exposition met en miroir 120 crĂ©ations des deux stylistes, toutes issues de la collection personnelle dâAzzedine AlaĂŻa. Balenciaga avait une connaissance du mĂ©tier, de la coupe, il savait coudre⊠c'Ă©tait un vĂ©ritable crĂ©ateur de mode, capable d'inventer un nouveau volume, une nouvelle technique pour les manches ou le cou. Balenciaga m'a toujours influencĂ©. Sans aucun doute, il est l'un des meilleurs couturiers de tous les temps » Azzedine AlaĂŻa Cette exposition offre la chance de pouvoir admirer lâune des collections Balenciaga parmi les plus intĂ©ressantes, avec des piĂšces Ă dĂ©couvrir. Sans aucun doute, le couturier a vu en Balenciaga une source de connaissances et d'inspiration comme d'autres crĂ©ateurs comme Lanvin ou Madeleine Vionnet l'Ă©taient pour Balenciaga lui-mĂȘme » Miren Vives, directeur du MusĂ©e CristĂłbal Balenciaga Du 30 Avril au 31 Octobre 2021 MusĂ©e CristĂłbal Balenciaga Aldamar Parkea Parkea, 6 20808 Getaria Pour en savoir plus En savoir plus Livres CIPULLO MAKING JEWELRY MODERN Un trĂšs bel ouvrage sur un crĂ©ateur gĂ©nial ! NĂ© Ă Naples en 1935 dans une famille de bijoutiers, Aldo Cipullo est devenu le crĂ©ateur de bijoux le plus glamour des annĂ©es 70 et du dĂ©but des annĂ©es 80. Aldo a quittĂ© l'Italie pour New York afin de s'inscrire Ă la School of Visual Arts. En 1960, il travaille pour le cĂ©lĂšbre joaillier David Webb, rĂ©putĂ© pour ses crĂ©ations audacieuses et expressives. Puis, il rejoint Tiffany oĂč il commence Ă dĂ©velopper son propre vocabulaire joaillier. En 1969, il s'installe chez Cartier et crĂ©e des crĂ©ations modernes et intemporelles comme le bracelet Love ou la collection Juste un clou. Il lance en 1971 la collection Nail, inspirĂ©e par un ongle enroulĂ© autour du doigt ou du poignet, une crĂ©ation surprenante qui incarnait le glamour New-Yorkais de l'Ă©poque. Aldo Cipullo lance sa propre maison en 1974 et crĂ©e des bijoux pour hommes et femmes, des piĂšces en forme de signe dollar qu'il considĂ©rait comme l'Ćil Ă©lectrique reflĂ©tant "l'humeur de ce pays". DĂ©cĂ©dĂ© en 1984, l'hĂ©ritage d'Aldo Cipullo en termes de designs avant-gardistes et classiques reste toujours populaire. PonctuĂ© de photos de famille Cipullo et d'anecdotes passionnĂ©es des amis d'Aldo, "Cipullo Making Jewelry Modern" dĂ©voile l'histoire de l'un des talents les plus innovants et pourtant Ă©nigmatiques de l'histoire de la joaillerie moderne. Editions Assouline En savoir plus
Makingof de l'exposition ''Alaïa et Balenciaga, Sculpteurs de la forme' Réalisé en 2020 par Sylvie Delpech
Temps de lecture estimĂ© 2minsGrĂące Ă une scĂ©nographie toute en transparence et Ă©lĂ©gance, le dialogue des deux gĂ©nies de la coupe et du volume CistobĂ l Balenciaga et son disciple Azzedine AlaĂŻa, magistrale et incontournable a Ă©tĂ© lâun des temps forts de la fashion week parisienne. Les 80 piĂšces intemporelles rassemblĂ©es par Olivier Saillard Ă la Galerie AlaĂŻa et siĂšge de la Fondation, comme en suspension aĂ©rienne offrent un aperçu des innovations stylistiques rĂ©volutionnaires du maĂźtre espagnol quâAlaĂŻa collectionne tout au long de sa vie. Telle une archive vivante quâil revisite au grĂ© de ses envies et inspirations. Câest au moment de la fermeture de la maison de couture de son ainĂ© en 1968 que lâon propose Ă Azzedine AlaĂŻa de reprendre les stocks de tissus et robes prochainement vendues. Cela sera le point de dĂ©part pour AlaĂŻa passionnĂ© par les robes des annĂ©es 1930 Ă 1950 dâune vĂ©ritable mĂ©moire de la mode. Et mĂȘme sâils en se sont jamais rencontrĂ©s, ils ont de nombreux points communs comme le souligne Olivier Saillard, aussi Ă lâaise dans le tailleur et le flou, ce qui est trĂšs rare et cultivant un sens du secret. Ce sont les Jean ProuvĂ© ou les Le Corbusier de leur gĂ©nĂ©ration, ils nâĆuvraient pas pour le changement de tendances, ils Ćuvraient pour un vĂȘtement quâon pouvait garder longtemps » dĂ©clare t-il. Dentelles, bolĂ©ros, volants ou tailleurs stricts partagent la mĂȘme quĂȘte de perfection. Cette exposition dont lâidĂ©e revient au couturier Hubert de Givenchy sâinscrit dans le cycle Azzedine AlaĂŻa collectionneur», inaugurĂ© en janvier 2019. INFOS PRATIQUES AlaĂŻa et Balenciaga, sculpteurs de la forme», jusquâau 28 juin 2020 Galerie Azzedine AlaĂŻa 18, rue de la Verrerie 75004 Paris
Thisis "ALAĂA et BALENCIAGA Sculpteurs de la forme" by FONDATION AZZEDINE ALAIA on Vimeo, the home for high quality videos and the people who love them.
Azzedine AlaĂŻa, immense couturier disparu il y a deux ans, rĂ©apparaĂźt aux cĂŽtĂ©s de Balenciaga dont il collectionnait les robes. Un face Ă face inĂ©dit. Le visiteur entre dans lâexposition Alaia x Balenciaga comme il entrerait dans un labyrinthe de miroirs. De vastes panneaux de voile tendue tracent un parcours pensĂ© comme une succession de niches encadrĂ©es par ces murs transparents. Cet effet dâoptique est lâallĂ©gorie mĂȘme de lâexposition un face Ă face entre deux crĂ©ateurs brillants se reflĂ©tant lâun dans lâautre Ă lâinfini. VolontĂ© dâHubert de Givenchy quelques mois aprĂšs la disparition dâAzzedine AlaĂŻa, la fondation met en perspective le travail des deux couturiers. Un immense espace de crĂ©ation parmi lequel 56 piĂšces ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©es. La naissance d'un collectionneur En 1968, Ă©pouvantĂ© par lâavĂšnement de la grande consommation qui met fin Ă la qualitĂ© dâartisan du crĂ©ateur, CristĂłbal Balenciaga ferme les portes de sa maison. Quelques temps plus tard, Madame RenĂ©, sa plus proche collaboratrice, invite AlaĂŻa, jeune couturier montant, Ă choisir des tissus parmi les stocks de la maison Balenciaga. ImpressionnĂ© par la justesse des coupes et la qualitĂ© des tissus, le jeune Tunisien achĂšte plusieurs robes. Ce nâest donc pas seulement le crĂ©ateur quâil nous est donnĂ© dâobserver mais Ă©galement le collectionneur. AlaĂŻa sâentoure peu Ă peu de robes Vionnet, Schiaparelli, GrĂšs, et toujours Balenciaga, modĂšle absolu. Exposition AlaĂŻa et Balenciaga sculpteurs de la forme Dialogue entre des crĂ©ations atemporelles Confrontation des deux couturiers, chaque niche ou presque est pensĂ©e comme un vis-Ă -vis de deux crĂ©ations. Aucune explication, seulement un petit cartel pour prĂ©ciser la collection et le tissu. Dans ce dĂ©cor minimaliste, les robes dialoguent entre elles, rapprochĂ©es par leurs Ă©paules exacerbĂ©es, leurs tailles Ă©tranglĂ©es ou leurs dĂ©colletĂ©s plongeants. Lâinspiration du maĂźtre espagnol se fait sentir, comme Ă travers ces deux bolĂ©ros noirs, lâun signĂ© Balenciaga, riche de passementeries et de pompons face Ă une seconde veste courte dĂ©corĂ©e dâune broderie âcaviarâ de perles et de fils mĂ©talliques. Plus de trente annĂ©es sĂ©parent ces deux crĂ©ations, qui demeurent nĂ©anmoins parfaitement atemporelles. Cette conversation crĂ©ative nâest pas la seule Ă se faire entendre le jeu des panels transparents laisse entendre chaque discussion entre visiteurs comme autant de murmures nĂ©s de la perfection de ces crĂ©ations. Exposition AlaĂŻa et Balenciaga sculpteurs de la forme Un espace intime et enveloppant Sous une vaste verriĂšre, le sĂ©quençage dâun large espace en de multiples alcĂŽves confirme le sentiment dâintimitĂ© qui se dĂ©gage de la fondation. VĂ©ritable âmaisonâ de couture, le 18 rue de la Verrerie nâĂ©tait pas seulement un studio de couture mais aussi le lieu de vie dâAzzedine AlaĂŻa. Pour lui, comme Balenciaga et dâautres rares crĂ©ateurs parmi lesquels Gabrielle Chanel, la vie et le travail nâĂ©taient quâun mĂȘme espace rĂ©uni. Cet esprit est retranscrit dans la proximitĂ© du visiteur avec les robes, orientĂ©es de biais, afin que chacun puisse tourner autour dâelles et les saisir dans leur totalitĂ©. Les reliefs construits par une main experte font mĂȘme naitre lâenvie dâune proximitĂ© dĂ©fendue. Hors de ce parcours, un escalier nous mĂšne au premier Ă©tage au sein duquel le visiteur peut observer croquis et images dâarchives des crĂ©ations Balenciaga, comme une parenthĂšse didactique hors dâune expĂ©rience immersive au plus prĂšs des vĂȘtements. AlaĂŻa et Balenciaga sculpteurs de la forme, jusquâau 28 juin 2020 Ă lâAssociation Azzedine AlaĂŻa, 18 rue de la Verrerie, 75004 Paris Azzedine AlaĂŻa par Jean-Baptiste Mondino
AzzedineAlaĂŻa collectionneur â AlaĂŻa et Balenciaga sculpteurs de la forme, Paris, Association Azzedine AlaĂŻa. Du 20 mai au 28 juin 2020. lâartisanat Ă lâespace DENSAN, 8 bis rue Villedo Paris 1er et Maison de la Culture du Japon Ă Paris â du 18 au 22 septembre 101 bis quai Branly Paris 15e. Du 1er septembre au 15 novembre 2018 . Design / Design - Expositions / Fashion
Deux mois aprĂšs le dĂ©cĂšs d'Azzedine AlaĂŻa, une exposition-hommage s'ouvre lundi dans sa galerie du Marais Ă Paris, rassemblant une quarantaine de robes de haute couture, symboles de la cohĂ©rence du travail d'un crĂ©ateur au-delĂ des cette adresse oĂč vivait et travaillait ce couturier atypique, disparu le 18 novembre Ă 82 ans, 41 robes telles des sculptures, sont disposĂ©es dans des cabines-Ă©crins qui forment un collier de perles vu de haut."Azzedine Ă©tait un vrai architecte de la couture. C'est l'hommage le plus beau qu'on pouvait lui faire de montrer son travail tout de suite", a dĂ©clarĂ© Ă l'AFP son amie, l'Ă©ditrice Carla la verriĂšre qui abritait les dĂ©filĂ©s de la maison, ces crĂ©ations rĂ©alisĂ©es entre 1981 et 2017 sont exposĂ©es sans cartels explicatifs, pour renforcer le caractĂšre intemporel du travail d'Azzedine AlaĂŻa."Entre les piĂšces de 1981, celles de 1995 ou 2017, je dĂ©fie quiconque de pouvoir trouver les dates", lance le commissaire de l'exposition, l'historien de la mode Olivier Saillard, ancien directeur du Palais Galliera qui avait organisĂ© une rĂ©trospective AlaĂŻa en visiteur doit se rĂ©fĂ©rer Ă un livret fourni Ă l'entrĂ©e pour dĂ©couvrir la date de ces robes, qui semblent tout droit sorties de l' quasi totalitĂ© de la sĂ©lection est en noir et blanc "Azzedine AlaĂŻa disait qu'avec le noir on pouvait prĂ©ciser davantage une idĂ©e et ne pas la diluer", explique le commissaire d'exposition. Une façon de mettre en valeur le relief, la construction de ces robes sublimant le corps fĂ©minin. A l'image de sa personnalitĂ© discrĂšte, la virtuositĂ© de ce couturier franco-tunisien, qui avait Ă©tudiĂ© la sculpture aux Beaux-Arts de Tunis, n'est pas tape Ă l'oeil. - AlaĂŻa collectionneur -"Comme Vionnet, Balenciaga, tous ceux qui savent coudre, couper, il Ă©tait de plus en plus dĂ©tachĂ© d'une forme voyante de technique", souligne Olivier Saillard. Une "quĂȘte de l'invisible", qui s'illustre particuliĂšrement sur une robe noire bustier de 1988, dont la silhouette Ă©voque le trait vif d'un pinceau. Les icĂŽnes sont lĂ une robe Ă capuche de 1986, dont une version a Ă©tĂ© portĂ©e par Grace Jones, une robe Ă bandelettes en maille stretch de 1990, une robe Ă zips de 1981, une autre au rouge incendiaire qui a habillĂ© Rihanna. Des robes lĂ©gĂšres de mousseline Ă©voquant la couture des annĂ©es 1930. Des robes drapĂ©es comme des tuniques antiques. Mais aussi la robe portĂ©e par Naomi Campbell lors du dernier dĂ©filĂ© haute couture prĂ©sentĂ© en juillet. Autant de crĂ©ations que l'association Azzedine AlaĂŻa, sous la houlette du peintre Christoph von Weyhe, compagnon du couturier, et son amie Carla Sozzani, a la mission de prĂ©server. Azzedine AlaĂŻa, qui conservait toutes ses robes, Ă©tait aussi un collectionneur de mode hors pair, souligne Olivier 50 ans, il a acquis des robes de Vionnet, Madame GrĂšs, Balenciaga, Charles James, et de crĂ©ateurs contemporains comme Rei Kawakubo, Thierry Mugler, Jean Paul Gaultier, Junya Watanabe, Margiela, Nicolas GhesquiĂšre chez montrĂ©es, ces crĂ©ations ont vocation Ă ĂȘtre exposĂ©es par l'association. Une collection qui regroupe "des milliers de piĂšces", selon Olivier Saillard. "C'est Ă l'Ă©chelle d'un musĂ©e de mode. Je ne connais pas d'autre crĂ©ateur qui se soit passionnĂ© pour l'histoire de la mode comme cela", commente-t-il. "Tous les vĂȘtements que nous, directeurs de musĂ©es, voulions acheter, on les ratait parce que M. AlaĂŻa les prenait!"AprĂšs la mort de son fondateur, la maison, propriĂ©tĂ© du groupe suisse Richemont, a annoncĂ© qu'elle continuerait Ă prĂ©senter des collections, rĂ©alisĂ©es par le studio de AlaĂŻa sera aussi cĂ©lĂ©brĂ© Ă Londres au MusĂ©e du design, du 10 mai au 7 octobre, oĂč seront montrĂ©es une soixantaine de crĂ©ations que le couturier lui-mĂȘme avait "Je suis couturier", du 22 janvier au 10 juin. Galerie Azzedine AlaĂŻa, 18 rue de la Verrerie, Paris. © 2018 AFP
AlaĂŻaet Balenciaga, sculpteurs de la forme. En 1968, ne se econnaissant pas dans lâesso du pĂȘt-Ă -pote naissant, lui ui nâavait fait ue sevi religieusement le dogme de la cliente, CristĂłbal Balenciaga dĂ©cida de fermer sa maison. Une simple annonce Ă la adio, pas plus joyeuse uâun avis de d Ă©cĂšs, informa les fidĂšles, les amis, les journalistes et toutes les femmes ui avaient pou
Racontons les choses comme elles se sont produites. Il y a une semaine de cela, je vois passer un post sur Instagram d'une jeune fille, une certaine Elle vit, je crois Ă Hong Kong, encore que rien ne soit clair. Je remarque instantanĂ©ment ses chaussures, qui sont comme des socquettes auxquelles on aurait ajoutĂ© d'Ă©normes semelles de baskets. Je connais cette forme dĂ©jĂ vu chez Ricks Owens, Acne super belles, et ailleurs... Mais lĂ , c'est sous une forme plus Ă©vidente de suite aprĂšs la publicitĂ© J'Ă©cris immĂ©diatement en "message privĂ©" Ă cette jeune fille, qui ne me rĂ©pond pas. Je cherche un peu partout sur internet, chez Nike, Adidas et autres, mais les baskets n'y sont pas. Pas plus que sur tous les sites de baskets oĂč, une nuit, je pars fureter. Et pas davantage chez Colette. Bref, l'histoire pourrait en rester lĂ . Sauf que, ces baskets se mettent Ă m'obsĂ©der. A cet instant, je me considĂšre comme un cas isolĂ©. Des chaussures gentilles Plus je regarde ces baskets, plus elles me semblent ĂȘtre "exactement" ce qu'il nous faut. "Nous", oui, les gens qui aiment la mode. Ces baskets ont l'air d'ĂȘtre en maille, je le devine et j'ai raison. Je devine aussi, malgrĂ© leur grosse semelle blanche, elles sont lĂ©gĂšres sinon n'aurait pas pu mettre une simple maille au-dessus, ça se suite aprĂšs la publicitĂ© Et ce n'est pas tout bien que noires et blanches, vaguement punk, elles ne contiennent aucune agressivitĂ©. Ce sont des chaussures gentilles. "KawaĂŻ" disent les Japonais. Les pieds qu'elles me feraient, si je les portais... Ce serait Ă la fois des pieds mignons de Mickey et de ceux tout aussi adorables des mangas. Fouillant on est dingue ou on ne l'est pas du cĂŽtĂ© de l'imagerie manga, je constate que les personnages de bandes dessinĂ©es nippons ne portent pourtant jamais ce genre de chaussures. Tout, c'est "dans ma tĂȘte". Tout ça, c'est un fantasme. Je veux ces chaussures car elles sont la douceur, tout en ne reniant rien Ă ce quelque chose d'Ă©trange et de radical, sans lequel il n'y aurait pas de modernitĂ© en suite aprĂšs la publicitĂ© Des Japonaises ? Pas vraiment AprĂšs quelques jours passĂ©s ainsi Ă rĂȘver ces baskets, je prends un verre avec une amie. Je lui montre le post de Elle aussi est instantanĂ©ment fascinĂ©e par ce qu'elle voit. On se demande ensemble d'oĂč peuvent bien venir ces merveilles. Mon amie se rend souvent au Japon et fait cette supposition comme quoi il faudrait peut-ĂȘtre aller Ă Tokyo, pour les trouver "Ce serait bien leur genre."On est au bord de prendre un aller/retour quand, soudain, mon amie, en se baladant sur le compte de la fameuse dĂ©niche une autre photo des baskets en gros plan. Et alors, que voit-on, Ă©crit le long de la tatane Ă l'avant ? "Balenciaga" !La suite aprĂšs la publicitĂ© Les nouvelles sont Ă la fois bonnes et mauvaises. Bonnes, car une boutique Balenciaga est juste Ă 50 mĂštres de nous. Et mauvaises, car ça risque d'ĂȘtre cher. On se lĂšve quand mĂȘme d'un bond pour aller voir. Il est 19h et la boutique est fermĂ©e. Mais les baskets miroitent Ă l'intĂ©rieur, si calmes et si gentilles. Ce que nous cherchions au bout du monde Ă©tait au coin de la rue. Sortie il y a 4 mois dĂ©jĂ Nous retournons au cafĂ© et nous allons sur Instagram voir ce qu'on trouve au hashtag balenciaga. Et je dĂ©couvre un monde. Mon obsession pour ces chaussures dites "Trainer Speed" est partagĂ©e par des centaines de milliers de gens sur la suite aprĂšs la publicitĂ© DĂšs que les gens ont une paire, ils la photographient sous tous les angles, mĂȘme pas Ă leur pied. Ils la font tourner dans une main. Ils la dessinent ! Les sites de vente en ligne le font aussi, comme pour agiter un grelot. Et, en lisant les commentaires quand je comprends la langue, je dĂ©couvre qu'il y a deux camps, ceux qui ont dĂ©jĂ une paire, et les autres qui se sont mis, partout dans le monde, en liste d'attente. Le lendemain, j'appelle la boutique Balenciaga, oĂč on me confirme que les paires que j'ai vues dans la vitrine sont lĂ "en exposition" et qu'il faut s'inscrire sur une liste. On connait le principe des listes, il n'est pas nouveau. Sauf que lĂ , la longueur de la liste est sidĂ©rante. Je me mets sur la liste, aussitĂŽt. Mais j'ai mon petit caractĂšre. J'appelle ensuite la Maison Balenciaga pour parler un peu de tout ça. J'apprends que la basket est sortie il y a 4 mois dĂ©jĂ . Elle est issue d'une collection homme, mais n'Ă©tait pas prĂ©sente sur le dĂ©filĂ©, pas plus que sur le lookbook de la saison. Elle a juste Ă©tĂ© proposĂ©e Ă la vente, sans valorisation particuliĂšre. En douce. Ăa tombe bien, pour des chaussures douces !La suite aprĂšs la publicitĂ© "Le vendeur sera le consommateur" En rĂ©alitĂ©, ce sont les consommateurs qui en ont fait un objet star. Rien ne les y a poussĂ©s, si ce n'est quelque chose d'inĂ©dit dans la maniĂšre de vendre, qui est de "ne rien faire". C'est-Ă -dire, parier que les gens vont avoir une part active dans leur dĂ©sir. Cela va Ă l'encontre de toutes les rĂšgles publicitaires en vigueur. Normalement, une marque parie sur un produit et une paire de baskets est un produit idĂ©al pas trop cher Ă fabriquer mais cher Ă la vente, et balance ce produit dans un matraquage continuel, via les magazines et diverses sortes de media. La premiĂšre fois qu'une marque m'a dit qu'Ă l'avenir "le vendeur serait le consommateur", c'Ă©tait des gens d'Uniqlo, il y a trois ans. J'avais trouvĂ© cela visionnaire. Et lĂ , je l'ai expĂ©rimentĂ© Ă mes frais j'ai achetĂ© les baskets.La suite aprĂšs la publicitĂ© Le dĂ©sir est le seul moteur capable de faire dĂ©penser une petite fortune dans une paire de baskets. Et ce ne sont plus les stars qui suscitent ce dĂ©sir, ce ne sont plus les magazines, c'est nous les consommateurs, sur Instagram. C'est une communication de la connivence. Et une rĂ©volution. Peut-ĂȘtre parce que j'ai dĂ©pensĂ© tant de sous dans cette paire de baskets, je trouve ça beau. Belles les chaussures, et belle la façon de se les approprier. Sophie Fontanel
AlaĂŻa et Balenciaga. Sculpteurs de la forme" Ă la fondation AlaĂŻa ©Sylvie Delpech. Culturebox. 1:25. CompĂ©titions d'hiver: les sculpteurs sur glace. Zoomin.TV France. 0:52. Savoie : vingt sculpteurs sur glace prĂ©sentent leurs Ćuvres Ă Valloire. franceinfo. 0:52. Des sculpteurs reproduisent des oeuvres dĂ©truites Ă Palmyre . Le Monde. 1:11. Visite au festival off de la
Comme tous les mythes, il entretient les zones dâombre, sur son Ăąge, sa taille rĂ©elle et sa biographie exacte. Pas grave, seuls comptent sa main, sa virtuositĂ©, son travail et lâempreinte quâil a laissĂ©e, quâil laissera dans lâhistoire de la mode. En 2013, Azzedine AlaĂŻa entrait au musĂ©e, Ă Paris. Le Palais Galliera et son directeur Olivier Saillard accueillaient en effet le couturier et septante de ses modĂšles iconiques. Article paru le 30 aoĂ»t 2013 â Le Vif Weekend â Anne-Françoise Moyson Pour son exposition dâouverture, dans ses galeries rĂ©novĂ©es, murs rouge pompĂ©in, boiseries noires, plafonds dĂ©corĂ©s, sublimes, et dans la salle Matisse du musĂ©e dâArt moderne, juste en face, voici donc posĂ©e sur buste lâoeuvre de lâhomme sempiternellement vĂȘtu dâun costume chinois noir, ce vĂȘtement utilitaire quâil possĂšde en 300 exemplaires et lui permet de se consacrer au reste, Ă lâessentiel. Certes, il eut dĂ©jĂ droit Ă quelques rĂ©trospectives, dĂšs 1998, Ă Hasselt et au Groninger Museum aux Pays-Bas, puis en 2000 au Guggenheim de New York et douze ans plus tard, au Groninger Ă nouveau. La Galerie du Palais Galliera, le lieu parfait pour les sculptures dâAzzedine AlaĂŻa.© sdp Mais cette fois-ci, câest Paris, et ce nâest pas rien, cela a tout Ă voir avec son destin. Dans lequel on retrouve, en vrac, son amour pour lâactrice Anna Magnani, les couturiers Rei Kawakubo et Cristobal Balenciaga, lâartiste Julian Schnabel et Martin Szekely, lequel, designer et ami de toujours, signe la scĂ©nographie a minima » de cet AlaĂŻa » exposĂ© sous toutes ses coutures, avec ses pleins et ses dĂ©liĂ©s, ses Zips et ses oeillets, ses piqĂ»res affirmĂ©es », ses mousselines, ses cuirs, ses noirs, ses sculptures. Une vie, un chemin, sans concessions. ALAĂA, LE CONSCIENCIEUX Il nâa pas tout de suite dit oui » pour lâexposition, se souvient Olivier Saillard, directeur du Palais Galliera⊠Puis Azzedine AlaĂŻa a envoyĂ© un communiquĂ© pour annoncer quâil ne ferait pas de collection pour pouvoir pleinement se consacrer Ă la rĂ©trospective, câest admirable. Il donne du temps Ă la rencontre, Ă la dĂ©cision, Ă lâouvrage. Ce quâil fait compte, ce nâest pas par-dessus la jambe. » Câest bien pour cette raison quâil dĂ©file quand il est prĂȘt, hors de tout calendrier. En 1993 dĂ©jĂ !, il rompait avec le systĂšme imposĂ© des shows saisonniers. On lâa pris pour un fou, il avait raison. ALAĂA, LâENFANT DE TUNIS AlaĂŻa, robe bustier, couture automne-hiver 2003. Bustier de cuir moulĂ© et jupe en taffetas. Archives personnelles de Monsieur AlaĂŻa.© PATRICK DEMARCHELIER Qui naĂźt quelque part entre 1935 et 1940, la biographie est volontairement floue, peu importe, lâintĂ©ressĂ© pirouette Jâai lâĂąge des pharaons. » Qui grandit dans les jupes des femmes, prend son bain avec sa grand-mĂšre, admire ses tantes qui sâhabillent pour sortir. Qui porte des souliers en poulain noir et blanc, de chez Perugia, ses premiĂšres vraies belles chaussures offertes par sa tante Rouhia. Qui assiste Madame Pineau, la sage-femme qui le vit naĂźtre, lorsquâil sâagit dâaider les dames du quartier Ă accoucher. Qui feuillette avec elle les catalogues de vente par correspondance, La Redoute ou Les Galeries Lafayette, choisit ses toilettes et les dĂ©balle quand elles arrivent Ă Sidi Bou SaĂŻd. Qui sâinscrit aux beaux-arts, section sculpture, contre lâavis de son pĂšre et avec la bĂ©nĂ©diction de Madame Pineau. Et qui, Ă©tudiant, surfile des robes pour la couturiĂšre du quartier, histoire de gagner sa croĂ»te. ALAĂA, LE DĂBUTANT Azzedine AlaĂŻa dĂ©barque Ă Paris Ă la fin des annĂ©es 50, passe cinq jours dans les ateliers de Christian Dior, deux saisons chez Guy Laroche, rĂ©alise des travaux de couture » pour la marquise de Mazan, baby-sitte les enfants de la comtesse Nicole de BlĂ©giers et trĂšs vite habille le Tout-Paris. Claudette Colbert, CĂ©cile de Rothschild, Simone Zehrfuss, lâaffaire est dans le sac. AlaĂŻa a toujours Ă©tĂ© le couturier en chambre dâune clientĂšle privĂ©e, prĂ©cise Olivier Saillard. Il sâest formĂ© au contact de ces femmes de tempĂ©rament. Etre au plus prĂšs des corps, de tous les corps, câest la plus belle des Ă©coles. Et quand on habille Garbo, Arletty ou de Vilmorin, on apprend Ă©galement une aristocratie du style. Son vĂ©ritable apprentissage, ce sont ces femmes, qui se sont Ă©changĂ© son adresse et qui lâont pris sous leur aile. » ALAĂA, LE NOM PROPRE AlaĂŻa, robe du soir, printemps-Ă©tĂ© 1986. Jersey dâacĂ©tate moirĂ© jaune. Archives personnelles de Monsieur AlaĂŻa.© ILVIO GALLO l faudra attendre 1979 pour quâAzzedine AlaĂŻa signe sa premiĂšre collection. Sous son nom. Avec prĂ©sentation dans son appartement, 60, rue de Bellechasse, pas de fioritures, pas de sac, pas de bijoux, pas de musique, juste des filles lianes moulĂ©es dans des sculptures qui changent tout, leur corps en premier. Câest son ami, Thierry Mugler, qui lâa encouragĂ© Ă sauter le pas â il connaĂźt son talent, il lâa remerciĂ© noir sur blanc, Ă lâissue de lâun de ses dĂ©filĂ©s, il sait ce que ses smokings lui doivent. Plus tard, affichĂ© Ă lâarriĂšre des bus parisiens, un derriĂšre en gros plan, moulĂ© dans une jupe AlaĂŻa, expressĂ©ment faite pour un catalogue vĂ©pĂ©ciste, les 3 Suisses frappent un grand coup, et Azzedine aussi. Ce sera sa dĂ©cennie. En 1982, il part Ă la conquĂȘte de lâAmĂ©rique, avec un dĂ©filĂ© organisĂ© par les magasins Bergdorf Goodman Ă New York. En 1985, Ă lâOpĂ©ra de Paris, et en direct Ă la tĂ©lĂ©vision française, il reçoit deux Oscars de la mode pour lâensemble de sa carriĂšre », câest Grace Jones, dans une robe Ă capuche en latex que lâon nâoubliera pas de sitĂŽt, qui les lui remet. En 1989, bicentenaire de la RĂ©volution, il enrobe la cantatrice Jessye Norman dans une tunique bleu-blanc-rouge, câest lâhymne Ă lâamour. ALAĂA, LE DEVIN On est 1999, Azzedine AlaĂŻa nâaime guĂšre le rythme de la mode qui sâemballe. Au Nouvel Observateur, il annonce la couleur Il y a trop de collections, ce nâest pas moderne de proposer tant de vĂȘtements. La mode envahit tout. On ferme de plus en plus de cafĂ©s pour vendre encore plus de vĂȘtements. Câest trop pour les femmes. » Trois ans plus tard, il enfonce le clou, dans Le Vif Weekend Produire, produire, produire, dĂ©filer et encore produire, ce nâest pas mon objectif, je nâai ni le dĂ©sir ni les Ă©quipes pour fonctionner de la sorte. Et comment croire quâen faisant cinq ou six collections par an on peut vraiment apporter quelque chose de nouveau ? Câest impossible. Sauf Ă se rĂ©pĂ©ter. Avoir une idĂ©e par saison, câest dĂ©jĂ Ă©norme. Coupez-la en six, il nâen reste rien. Un styliste nâest pas une machine Ă crĂ©er. » ALAĂA, LE PAPE DU SEXY AlaĂŻa, robe longue, printemps-Ă©tĂ© 1990. Bandelettes en rayonne Stretch. Archives personnelles de Monsieur AlaĂŻa.© ILVIO GALLO Un trĂšs beau derriĂšre sauve lâallure dâun vĂȘtement », Azzedine AlaĂŻa le proclame depuis toujours. Ce nâest pas pour rien que le Crazy Horse le choisit jadis pour habiller ses filles et leur cambrure â Lova Moor et Rita Cadillac sâen souviennent. DâoĂč lui vient cette connaissance intime du vĂȘtement qui sied parfaitement aux femmes ? Est-ce lâuniforme des bonnes soeurs de Notre-Dame de Sion, dans un Tunis alors cosmopolite, qui forma dĂ©finitivement son goĂ»t ? Et pourquoi pas ? Leurs cornettes blanches, leurs sandales, la longueur de leur jupe qui laisse entrevoir la cheville, la ceinture avec la croix qui se balance sur le cĂŽtĂ©, un vĂȘtement qui oblige Ă une certaine attitude, qui transmet lâidĂ©e de puretĂ© tout en Ă©tant trĂšs sexy. Et qui donne une dĂ©marche cochonne, trĂšs Ă©lĂ©gante » lire Le Vif Weekend du 6 septembre 2002. ALAĂA, LE COLLECTIONNEUR AlaĂŻa, ensemble robe et saharienne, printemps-Ă©tĂ© 1992. Archives personnelles de Monsieur AlaĂŻa.© ILVIO GALLO Sa premiĂšre collection des clichĂ©s de photomatons. Il nâa pas 10 ans, accompagne son grand-pĂšre agent de police au commissariat, rĂ©cupĂšre les photos dâidentitĂ© inutilisĂ©es, les range par genre â les brunes, les blondes, les moustachus, les barbus, les communiantes siciliennes, ses prĂ©fĂ©rĂ©es. Depuis, il garde le maximum. Ce qui lui permet de nourrir une pareille exposition, dont tout ou presque est issu de ses archives. Câest dans un Ă©tat impeccable, remarque Olivier Saillard, il a ce vrai souci-lĂ , ce qui le mĂšne Ă collectionner dâautres crĂ©ateurs de mode du XXe siĂšcle et dâaujourdâhui. » Dans ses trĂ©sors, Madeleine Vionnet, Jacques Fath et Charles James. Cristobal Balenciaga, aussi et Nicolas GhesquiĂšre. Au rayon mobilier design, Martin Szekely, Marc Newson, Jean ProuvĂ© â lâhistoire veut quâAlaĂŻa logea dans une chambre de bonne Ă peine dĂ©barquĂ© Ă Paris, elle Ă©tait meublĂ©e ProuvĂ©, il nâen savait rien. Câest peu dire quâil a rattrapĂ© le temps perdu. ALAĂA, LâARTISAN DE LUI-MĂME Azzedine est lâartisan de lui-mĂȘme, dit Olivier Saillard. Câest Ă force de retravailler la mĂȘme veste quâil en fait une veste de virtuose. Câest toujours sur la connaissance du mĂ©tier quâil prend appui et sur le corps fĂ©minin. Vionnet et Balenciaga sont des modĂšles pour lui, dâautonomie, de mĂ©tier. En effet, la technicitĂ© et la complexitĂ© dâun vĂȘtement, cela lui parle bien plus quâĂ un autre, il sait ce que cela engage comme savoirs, câest lâun des rares. » ALAĂA, LE DERNIER DES COUTURIERS AlaĂŻa, robe bustier courte, printemps-Ă©tĂ© 1990. Raphia et ficelle Ă©lasthanne bordĂ©e de cories. Archives personnelles de Monsieur AlaĂŻa.© ILVIO GALLO Il maĂźtrise toutes les Ă©tapes de la rĂ©alisation dâun vĂȘtement. Il est le seul, lâunique Ă savoir concevoir, modĂ©liser, draper, coudre, couper ses vĂȘtements. Et Ă le faire. Dans lâhistoire de la mode, analyse Olivier Saillard, si lâon avait Ă la hiĂ©rarchiser un tant soit peu, on voit bien quâil y a des fils Ă plomb Madeleine Vionnet, Cristobal Balenciaga, Madame GrĂšs, Azzedine AlaĂŻa sont des architectes, des sculpteurs de mode. Cela ne veut pas dire que les autres nâexistent pas, mais lâhistoire ne se raconte plus tout Ă fait de la mĂȘme maniĂšre une fois quâils apparaissent. Et Ă lâimage du fil Ă plomb que lâon ne peut faire vriller lorsquâil tombe, indĂ©pendamment des engouements, des assauts, des dĂ©saveux, ils ont tous eu des moments parfois plus dĂ©licats que dâautres, mais ils nâont jamais fait de concessions. » ALAĂA, LE COLORISTE Ne pas retenir uniquement quâAlaĂŻa aime lâimprimĂ© panthĂšre, peu importe que ce soit de la dentelle ou de la maille. Il osera lâimprimĂ© Tati, un pied de coq rose et blanc datĂ© de lâĂ©tĂ© 1991 et les papillons-hommage Ă Elsa Schiaparelli, collection automne-hiver 91-92. Mais fondamen-talement, sa palette oscille entre le noir et blanc, avec quelques couleurs subtiles, presque fumĂ©es, Ă©teintes. Mis Ă part ce tailleur rose pour Arletty, qui devait lui servir de fard. ALAĂA, LâHĂTE Dans son atelier du Marais, une grande table, oĂč lâon peut dĂ©jeuner avec Julian Schnabel, Polanski, Mondino ou BeyoncĂ©. Tous sây assoient, autour du maĂźtre de maison, y compris la mĂ©canicienne modĂšle et le stagiaire frais Ă©moulu, chacun y a sa place ». La lĂ©gende veut que ce rituel de la grande tablĂ©e festive lui vienne de sa grand-mĂšre, qui dressait toujours un ou deux couverts de plus, au cas oĂč, sa maison Ă©tait toujours ouverte. Azzedine AlaĂŻa fait de mĂȘme â une leçon de vie apprise de cette femme qui, alors quâelle avait un Ăąge canonique, disparut pendant cinq jours. Personne ne lui a jamais demandĂ© ni oĂč elle Ă©tait partie ni ce quâelle avait fait, elle nâen a jamais rien dit. Comme câest fascinant. ALAĂA, PAPA AlaĂŻa, robe courte, automne-hiver 1991. Maille Ă©lasthanne et Velvetino. Archives personnelles de Monsieur AlaĂŻa.© ILVIO GALLO Si elles lâappellent Papa », trĂšs logiquement, il leur donne du Mes filles ». Naomi Campbell, Stephanie Seymour, Linda Evangelista, Veronica Webb ont dĂ©butĂ© chez lui, comme mannequin cabine. Quand Ă Marie-Sophie Wilson, elle lui fait penser Ă Arletty. Certes, il a habillĂ© lâactrice, il sâen est inspirĂ© avec fougue, et sans sâen cacher â Les visiteurs du soir, TempĂȘte et HĂŽtel du nord sont ses bibles. Ne jamais oublier quâAlaĂŻa enfant, Ă Tunis, fut biberonnĂ© au cinĂ©ma son grand-pĂšre, qui ne voulait pas sacrifier sa partie de cartes vespĂ©rale, le dĂ©posait dans la salle obscure du CinĂ© Soir et le laissait seul devant lâĂ©cran le temps de quelques sĂ©ances. ALAĂA, LâINVENTEUR Ce quâil y a de rĂ©jouissant chez Azzedine, sâenthousiasme Olivier Saillard, câest quâil a bien compris que lui fait des vĂȘtements et que les femmes font la mode. Quand on regarde son parcours, son travail, il y a certes ses vĂȘtements sexy sur les hanches mais surtout un abĂ©cĂ©daire de piĂšces presque classiques, presque austĂšres â des redingotes, des chemises blanches, des pantalons noirs coupĂ©s comme personne, des choses presque gĂ©nĂ©riques. Quant Ă la matiĂšre, il la domestique le cuir, il le coupe comme un crĂȘpe ou une mousseline, il en a fait un matĂ©riau couture. » ALAĂA, Ă LâHONNEUR 2013, câest son annĂ©e. Celle de ses costumes pour Les noces de Figaro, pour Les nuits, celle de sa rĂ©trospective parisienne au Palais Galliera et dans la foulĂ©e, celle de lâouverture dâune boutique rue de Marignan, dans le 8e. Quant au futur, on sait que dans le plus grand secret des laboratoires de BeautĂ© Prestige International, un premier parfum est en prĂ©paration. VĂ©ronique Leroy, Ă bonne Ă©coleDans le parcours de la crĂ©atrice belge VĂ©ronique Leroy, AlaĂŻa a jouĂ© un rĂŽle non nĂ©gligeable, mais le sait-il ? Cela date de 1987, elle nâa rien oubliĂ©. LâĂ©couter Ă©voquer ses souvenirs, câest laisser Ă©clore, en surimpression, une rĂ©vĂ©lation sa maniĂšre Ă elle de travailler, son amour de la perfection, ses recherches insatiables, sa virtuositĂ© sans cesse retouchĂ©e. Donc, elle venait dâĂȘtre diplĂŽmĂ©e du Studio Berçot, Ă Paris, Azzedine AlaĂŻa cherchait une assistante, elle sâĂ©tait prĂ©sentĂ©e, elle connaissait un peu â Ă©tudiante, elle avait habillĂ© les mannequins dâAlaĂŻa, lors des dĂ©filĂ©s, câĂ©tait la premiĂšre maison de couture que je pĂ©nĂ©trais, et câĂ©tait comme dans un film ». Elle y restera trois ans, six jours sur sept, non-stop, sans horaires ni beaucoup de vacances, jâĂ©tais trĂšs heureuse, cela me convenait parfaitement ». AlaĂŻa blague beaucoup », il est drĂŽle, il travaille en regardant HĂŽtel du nord, en Ă©coutant Oum Kalsoum et Fairuz. Elle aime ce cĂŽtĂ© Ariane Mnouchkine, la fondatrice du Théùtre du Soleil, câĂ©tait comme une communautĂ©, on Ă©tait lĂ du matin au soir, on dĂźnait lĂ , lâambiance Ă©tait fantastique ». Elle dĂ©couvre Madame GrĂšs, apprend Ă regarder, Ă observer, Ă aimer faire et Ă comprendre. Ses mises au point sont trĂšs, trĂšs longues, ce sont des constructions de fou. Rien nâest laissĂ© au hasard, mĂȘme si cela a lâair de lâĂȘtre, câest du dĂ©cidĂ©, du contrĂŽlĂ©, du maĂźtrisĂ©. Il y a comme une prise de pouvoir, mais juste sur lâaspect esthĂ©tique ou stylistique, il y a une alchimie de volumes et de lignes. Si je suis toujours lĂ aujourdâhui, câest parce que je suis allĂ©e Ă son Ă©cole, malgrĂ© toutes les difficultĂ©s, je ne lĂąche pas. Mon cĂŽtĂ© pugnace a Ă©tĂ© renforcĂ©, consolidĂ©, en passant chez Azzedine. Son parcours est admirable, câest un pur, il a rĂ©sistĂ© au systĂšme, nâest pas entrĂ© dans la course effrĂ©nĂ©e des dĂ©filĂ©s saisonniers, il a un cĂŽtĂ© kamikaze. Et aujourdâhui, il triomphe. »
Ala rencontre de Dominique Levy, photographe du 15Ăšme Hugo Pascual 27/03/2017 Un commentaire A lâoccasion de lâexposition « Entre Structure et Nature » Ă lâespace CĂ©vennes, dont elle partage lâaffiche avec le peintre Bernard Dugacek, nous sommes allĂ©s Ă la rencontre de Dominique LĂ©vy, photographe et habitante du 15Ăšme.
Cette rencontre est reportĂ©e Ă une date Club Luxe vous convie Ă son prochain Ă©vĂ©nement rĂ©seau Exposition AlaĂŻa et Balenciaga, sculpteurs de la formeDate Samedi 14 Mars Ă 11h00ProgrammeL'expositionEn 1968, ne se reconnaissant pas dans lâessor du prĂȘt-Ă -porter naissant, lui qui nâavait fait que servir religieusement le dogme de la cliente, Cristobal Balenciaga dĂ©cida de fermer sa maison. Une simple annonce Ă la radio, pas plus joyeuse quâun avis de dĂ©cĂšs, informa les fidĂšles, les amis, les journalistes et toutes les femmes qui avaient pour habitude de se rendre au 10 Avenue George V quâil nây aurait plus de collection du maĂźtre espagnol. Auparavant, le couturier, dignement, avait pris soin dâorganiser la fin dâune maison haute de plusieurs dĂ©cennies, oĂč pas une des robes, pas un des manteaux qui avaient fait sa gloire nâavait pris une ride. Ayant partagĂ© avec sa garde rapprochĂ©e, puis son personnel aimĂ© ses intentions, Balenciaga accrocha sa blouse de travail au clou dâun vestiaire dont la forme aprĂšs lui ne serait plus jamais la temps plus tard, Mademoiselle RenĂ©e, restĂ©e plusieurs dĂ©cennies Ă son service en qualitĂ© de directrice gĂ©nĂ©rale adjointe, sâinquiĂ©ta des stocks de tissus et des robes que lâon nâosait pas nommer encore archives patrimoniales ». Parmi les personnes quâelle considĂ©rait, elle appela un petit homme singulier dont le nom circulait de plus en plus parmi les clientes jalouses elle fit venir Azzedine AlaĂŻa et lâinvita Ă choisir librement les modĂšles du maĂźtre dans lesquels seuls ses doigts adroits pourraient tailler dâautres apparences. Ce ne fut pas le cas. Le jeune homme fut tant stupĂ©fait par lâagilitĂ© des formes, lâarchitecture des coupes, lâexigence technique de chaque vĂȘtement, quâil pensa immĂ©diatement quâil serait sacrilĂšge dâagir ainsi de ciseaux correcteurs. Sans intention spĂ©culative aucune il nây avait pas de marchĂ© officiel de modes anciennes, AlaĂŻa prit sous son bras les piĂšces qui se prĂ©sentaient Ă lui. Il les dĂ©posa Ă demeure sur des lits de papiers de soie et se jura sa vie entiĂšre que pour de tels maĂźtres de la coupe qui lâavaient prĂ©cĂ©dĂ©, il nây aurait de mĂ©moire qui flanche. A quelques mois de sa disparition, Azzedine AlaĂŻa racontait encore avec tendresse cet Ă©pisode fondateur dâune prise de conscience et de lâĂ©gard quâil cultiva ensuite vis-Ă -vis de lâhistoire de la mode. La suite ne fit que confirmer lâintĂ©rĂȘt croissant et bientĂŽt irraisonnĂ© que le couturier dâorigine tunisienne entretint avec toutes les sources de mĂ©moires de mode. Car indĂ©pendamment de ses moyens, modestes Ă ses dĂ©buts, plus confortables au fur et Ă mesure de ses succĂšs, AlaĂŻa devint vite un collectionneur avide de tout conserver. Depuis cette fin des annĂ©es soixante, alors que certains de ses contemporains investissaient dans lâart contemporain et moderne, lui nâavait dâintĂ©rĂȘt que pour les vĂȘtements aux techniques certaines. Il se passionnait pour les robes des annĂ©es trente et cinquante que dâautres mettaient au pilon de lâhistoire. Il accumulait les piĂšces des grands maĂźtres quâil entendait suivre. Par centaines, bientĂŽt par milliers, Azzedine AlaĂŻa sâentoura de robes de GrĂšs, de Vionnet, de Schiaparelli, et de Balenciaga toujours. De dĂ©cennie en dĂ©cennie, il devenait ce couturier dernier en titre qui dominait toutes les Ă©tapes de la conception et de la rĂ©alisation dâun vĂȘtement, coupant avec la dextĂ©ritĂ© de ses aĂŻeux, montant en Ă©pingle et cousant mieux encore. Il devenait ce hĂ©ros de solitude, hĂ©ritier dâune gĂ©nĂ©alogie de couturiers sculpteurs et architectes. ParallĂšlement Ă cette notoriĂ©tĂ© acquise Ă force de travail, il entassait, empilait avec lâart du conservateur et de lâhistorien le patrimoine des noms de mode, connus ou plus secrets, dont il ne pouvait supporter la fuite Ă lâĂ©tranger. A plus dâun Ă©gard, et plus souvent quâĂ son tour, AlaĂŻa vint sauver de lâoubli et de la perte, les noms et les piĂšces vestimentaires les plus convoitĂ©s aujourdâhui de la mode, grĂące Ă lui demeurĂ©s sur le territoire français. Sans rĂ©pit, le couturier additionnait les vestiges de velours Ă la recherche dâune technique Ă lâĆuvre, celle qui façonne les grands destins et qui dĂ©termina le Azzedine AlaĂŻa18, Rue de la Verrerie, PARIS 04InscriptionsDirectement en ligne par rĂšglement de votre 5⏠Pour bĂ©nĂ©ficier de votre tarif privilĂ©giĂ©, n'oubliez pas de vous connecter Ă l'aide de vos identifiants. En cas de difficultĂ© de connexion Ă votre compte, vous assistera. ContactMarjorie Delagardeclub-luxe
AzzedineAlaĂŻa collectionneur â AlaĂŻa et Balenciaga sculpteurs de la forme, Paris, Association Azzedine AlaĂŻa. Du 20 mai au 28 juin 2020. Haute dentelle, lâexposition attendue Ă la citĂ© de la dentelle et de la mode Ă Calais. Du 9 juin au 6 janvier. Fashion / Fashion - ĂvĂšnements / Province. Japonismes Ă Paris, lâartisanat Ă lâespace DENSAN, 8 bis rue Villedo Paris 1er et
AlaĂŻa et Balenciaga, Sculpteurs de la forme » est une exposition qui prĂ©sente quatre-vingt piĂšces des deux couturiers en face Ă face. Elle se tient dans lâancien atelier dâAzzedine AlaĂŻa, dĂ©cĂ©dĂ© en 2017. Son atelier avait ouvert ses portes au public pour la premiĂšre fois en 2018, pour une premiĂšre exposition-hommage Je suis couturier ». Pourquoi mettre en regard des Ćuvres dâAlaĂŻa et de Balenciaga ? Tout dâabord, parce quâAlaĂŻa a rĂ©uni et conservĂ© de nombreuses piĂšces du couturier espagnol. Peu de temps aprĂšs la fermeture de la maison, son directrice gĂ©nĂ©rale adjointe, Mademoiselle RenĂ©e, qui avait travaillĂ© pendant plusieurs dĂ©cennies avec Balenciaga, sâinquiĂ©tait des stocks de tissus et des piĂšces encore dans la maison. Elle fit alors venir AlaĂŻa, dont le nom commençait Ă circuler dans le monde de la mode, afin quâil choisisse des modĂšles pour pouvoir les utiliser. Il repartit donc avec ce quâon lui offrait sans aucune volontĂ© dây toucher ni de les revendre. Au contraire, il les conserva prĂ©cieusement, dĂ©jĂ conscient des archives » quâelles reprĂ©sentaient pour lâhistoire de la mode. Par la suite, passionnĂ© par les annĂ©es trente et cinquante, il continua Ă collectionner des piĂšces de grands couturiers GrĂšs, Vionnet, Schiapparelli et toujours Balenciaga. Mais le fait quâAlaĂŻa ait collectionnĂ© des robes de Balenciaga nâest pas la seule raison de cette exposition. Les deux couturiers prĂ©sentent, en effet, de nombreuses similitudes comme le travail du noir, des noirs profonds â une exposition Balenciaga, lâĆuvre au noir » avait dâailleurs eu lieu en 2017. Ils sont tous deux vus comme des sculpteurs, des architectes de la forme et des volumes. Les piĂšces de Balenciaga, plus anciennes parfois de quelques dĂ©cennies, restent intemporelles, et peuvent ainsi ĂȘtre prĂ©sentĂ©es Ă cĂŽtĂ© des piĂšces dâAlaĂŻa. Il est mĂȘme parfois difficile de les distinguer. On a parfois lâimpression quâelles ont Ă©tĂ© faites pour la mĂȘme collection. Je vous recommande vivement cette exposition dont la scĂ©nographie est particuliĂšrement intĂ©ressante. Vous trouverez aussi une boutique, une librairie et un espace pour prendre un verre. Personnellement, jâaime beaucoup cet endroit, nichĂ© dans le Marais, encore un peu confidentiel. Une scĂ©nographie intimiste qui permet vraiment de voir les robes au plus prĂšs AlaĂŻa et Balenciaga, Sculpteurs de la forme Du 20 janvier au 28 juin 2020 Association Azzedine AlaĂŻa 18 rue de la Verrerie Paris
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Azzedine AlaĂŻa ©Jean-Baptiste Mondino â 1988 // ©Cristobal Balenciaga Une exposition pour le moins originale Azzedine AlaĂŻa & Cristobal Balenciaga, Sculpteurs de la mode est Ă dĂ©couvrir tout lâĂ©tĂ© Ă la Fondation Azzedine AlaĂŻa, Ă Paris, qui nâest autre que lâancien hangar du BHV. Pourquoi ces deux gĂ©ants de la haute couture se retrouvent-ils sur la mĂȘme affiche ? Tout simplement, une question dâadmiration de lâun Azzedine AlaĂŻa pour lâautre Cristobal Balenciaga ⊠Deux crĂ©ateurs sur une mĂȘme affiche En effet, si les piĂšces admirables du couturier espagnol cĂŽtoient aujourdâhui celles du non moins impressionnant styliste dâorigine tunisienne, câest que tout au long de sa carriĂšre, le devenu trĂšs parisien Azzedine AlaĂŻa a vouĂ© une admiration sans borne pour Cristobal Balenciaga. Il a ainsi constituĂ© des archives uniques des piĂšces de son illustre ainĂ©. Des modĂšles qui lâinspireront tout au long de sa carriĂšre et tout le jeu de cette exposition est bel et bien de dĂ©couvrir les ponts artistiques qui existent entre les deux crĂ©ateurs ! Pour la petite histoire, en 1968, Balenciaga dĂ©cide de fermer toutes ses boutiques de prĂȘt-Ă -porter et câest Azzedine AlaĂŻa qui rĂ©cupĂšre de trĂšs nombreuses piĂšces en hommage Ă son maitre en couture, sans jamais se rencontrer ! Des modĂšles quâil conservera jusquâĂ sa mort, en 2017, et qui sont donc aujourdâhui prĂ©sentĂ©s au public Ă la Fondation Azzedine AlaĂŻa avec ses propres piĂšces⊠©Azzedine AlaĂŻa // ©Cristobal Balenciaga 80 joyaux textiles Ă admirer Dans le labyrinthe transparent de la Fondation Azzedine AlaĂŻa, 80 robes, tailleurs et autres bolĂ©ros sâoffrent au public et se rĂ©pondent⊠et on se prend mĂȘme Ă ne plus savoir Ă qui sont les piĂšces, toutes plus impressionnantes les unes que les autres ! Voici donc un petit aperçu du travail de chacun des deux crĂ©ateurs pour vous y retrouver AssurĂ©ment, Azzedine AlaĂŻa fait partie de ces couturiers du 20Ăšme siĂšcle qui ont trĂšs largement contribuĂ© Ă dĂ©finir la silhouette fĂ©minine. On se souvient de son travail dans les annĂ©es 1980 qui donnait Ă ses muses â de Grace Jones Ă Tina Turner en passant par Naomi Campbell â une allure et une assurance ultra sexy ! Câest en effet lui qui inventa le body, le caleçon noir moulant, mais aussi la jupe zippĂ©e dans le dos. Des modĂšles que lâon retrouvera ensuite chez la plupart des autres stylistes de sa gĂ©nĂ©ration⊠©Azzedine AlaĂŻa Et au cours de lâexposition, on comprend mieux la passion dâAlaĂŻa pour Balenciaga, tant le travail de ce dernier, quelques annĂ©es auparavant, avait le mĂȘme souci du corps des femmes et de leur silhouette. Ces clientes Ă©taient alors Elizabeth Taylor, Grace Kelly ou encore Audrey Hepburn⊠En effet, comme chez AlaĂŻa, les piĂšces de Balenciaga sont sculpturales, les coupes franches et Ă©purĂ©es. Lui aussi mettait un point dâhonneur Ă choisir au mieux les tissus de ces modĂšles, allant mĂȘme jusquâĂ crĂ©er de nouveaux tissus. On lui doit par exemple le gazar, un tissu de soie fabriquĂ© avec des fils doubles Ă haute torsion tissĂ©s en un seul. Enfin, si Azzedine aimait autant Cristobal, câest aussi quâils se retrouvaient dans leur passion commune pour le noir ! Chez Balenciaga comme chez AlaĂŻa, le noir Ă©tait une constante qui participait Ă structurer leurs piĂšces⊠©Cristobal Balenciaga La Fondation Azzedine AlaĂŻa accueille lâexposition depuis le 20 janvier dernier. Le confinement nâayant pas permis au public de venir admirer comme il lâaurait souhaitĂ© le travail des deux couturiers, AlaĂŻa & Balenciaga, Sculpteurs de la forme restera ouverte jusquâau 3 janvier 2021. Ensuite, lâexposition voyagera au musĂ©e Cristobal Balenciaga de Getaria â Pays basque espagnol â la ville de naissance du couturier et modiste⊠ALAĂA ET BALENCIAGA, Sculpteurs de la forme Jusquâau 3 janvier 2021 Horaires Tous les jours de 11h Ă 19h Lieu Fondation Azzedine AlaĂŻa â 18 rue de la Verrerie, 75 004 Paris Tarif 5⏠2⏠tarif rĂ©duit A lire Comment le noir est devenu la couleur de la mode ? MUSĂE DES TISSUS DE LYON Yves Saint Laurent, les coulisses de la Haute Couture Exposition Christian Louboutin LâExhibition[niste]
Salons& loggia 13⏠DĂ©couvrez les salons dâapparat et la plus belle vue de Paris DurĂ©e : 45 minutes RĂ©server // Label Ă dĂ©finir // Grand tour 17⏠Explorez le monument d
CristĂłbal Balenciaga Eizaguirre, nĂ© le 21 janvier 1895 Ă Getaria Pays basque espagnol et mort le 23 mars 1972 Ă XĂ bia CommunautĂ© valencienne, est un couturier et modiste espagnol. Il est l'un des plus grands couturiers, unanimement reconnu par ses pairs et surnommĂ© le maĂźtre » ou encore le couturier des couturiers ». S'il dĂ©bute bien avant la Seconde Guerre mondiale, c'est durant les annĂ©es 1950 qu'il transforme totalement la silhouette fĂ©minine, la faisant Ă©voluer pour atteindre finalement son apogĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1960. Son style classique et Ă©purĂ© lui vaut de compter parmi ses clientes fidĂšles les Reines d'Espagne et de Belgique, la Princesse Grace de Monaco et la Duchesse de Windsor. Son travail a influencĂ© de nombreux couturiers, tels que Oscar de la Renta, AndrĂ© CourrĂšges qui travailla dans son atelier, Emanuel Ungaro et Hubert de Givenchy qu'il aida. En 1968, le couturier dĂ©cide de se retirer. La marque Balenciaga, appartient de nos jours Ă la holding française Kering. Biographie DĂ©buts en Espagne CristĂłbal Balenciaga Eizaguirre est nĂ© le 21 janvier 1895 Ă Getaria[1], village de pĂȘcheurs dans la province de Gipuzkoa au Pays basque espagnol[2]. Il grandit dans un environnement modeste, entourĂ© par son pĂšre marin-pĂȘcheur et maire du village, de sa mĂšre, couturiĂšre et de ses deux frĂšre et sĆur, Augustina et Juan MartĂn. Son pĂšre meurt jeune et laisse la mĂšre de Balenciaga, Martina Eizaguirre, sans ressources et ses trois enfants Ă charge. Martina, qui enseigne sa profession aux jeunes filles du village, initie trĂšs tĂŽt CristĂłbal Ă la couture, lui transmet son savoir-faire et sa passion. Selon la lĂ©gende, c'est Ă l'Ăąge de douze ans que la marquise de Casa Torres, alors cliente de Martina, remarque son don et son habiletĂ©. Elle lui confie alors une de ses robes en lui demandant de la reproduire. Il s'exĂ©cute, laissant transparaĂźtre son talent innĂ© pour la couture et elle lui en commande d'autres[3]. La marquise va ensuite l'encourager et le pousser Ă persĂ©vĂ©rer dans cette voie, et en 1908 il entre en apprentissage chez Casa Gomez de Saint-SĂ©bastien comme tailleur[3]. Ă seize ans, il part quelques mois Ă Bordeaux pour parfaire son français. Un an plus tard en 1912, il entre au magasin du Louvre de Saint-SĂ©bastien, rue Hernani, comme ouvrier aux cĂŽtĂ©s de Mademoiselle Victoria, premiĂšre d'atelier pour dames. Il deviendra ensuite Ă son tour chef d'atelier chez New England[4]. Ă la fin des annĂ©es 1910, sĂ»r de son talent, il ouvre sa premiĂšre maison de couture, rue Vergara, Saint-SĂ©bastien, sous le nom de C. Balenciaga[3] et engage une trentaine d'ouvriĂšres. L'annĂ©e suivante, les sĆurs Benita et Daniela Lizaso s'associent Ă lui et injectent des capitaux dans son entreprise qui portera dĂ©sormais le nom de Balenciaga y CompañĂa[4]. Saint-SĂ©bastien Ă©tant la rĂ©sidence d'Ă©tĂ© de la cour d'Espagne, son talent l'amĂšne Ă cĂŽtoyer et Ă habiller la famille royale, notamment la reine Victoria Eugenia et la reine mĂšre MarĂa Cristina. Avec elles, c'est toutes les dames de la sociĂ©tĂ© qui deviennent clientes rĂ©guliĂšres de Balenciaga et sa renommĂ©e se consolide rapidement. Il effectue des sĂ©jours Ă Paris oĂč il se fait connaĂźtre comme acheteur chez les couturiers[5]. Il y rencontre Worth, Jeanne Lanvin, ChĂ©ruit, Paquin, Lelong et notamment Coco Chanel avec qui il va lier une Ă©troite amitiĂ© jusqu'Ă la fin de sa vie. La fin de la monarchie espagnole en 1931 signe la fin d'une Ă©poque, sa clientĂšle privilĂ©giĂ©e commence Ă disparaĂźtre. Mais fort de son succĂšs et dĂ©jĂ bien entourĂ©, notamment par Wladzio d'Attainville, fils d'une de ses clientes, Balenciaga ouvre une seconde maison de couture Ă Saint-SĂ©bastien mais qui ferme rapidement. C'est au dĂ©but des annĂ©es 1930 qu'il ouvre une maison Ă Madrid[3], rue Caballero de Gracia. Sa seconde maison ayant fait faillite, Balenciaga n'a plus le droit d'user de son nom pour ses maisons. C'est donc le nom de sa mĂšre Eisa Eizaguirre que vont dĂ©sormais porter ses maisons de couture, Eisa Costura. Quelques annĂ©es aprĂšs, une autre maison voit le jour Ă Barcelone[3], 10 rue Santa Teresa, dans son hĂŽtel particulier. Paris Mais la Guerre civile de 1936 l'oblige Ă quitter l'Espagne et Ă fermer ses trois maisons de couture, existant dĂ©jĂ depuis presque vingt ans. Il tente dans un premier temps de se rĂ©fugier Ă Londres et de travailler chez Worth et chez Rouff. Mais dĂšs juillet 1937, il s'installe Ă Paris et ouvre une maison au 10, avenue George-V[1] sous le nom de Balenciaga, grĂące Ă un mĂ©cĂšne et Ă quelques fabricants de tissus français qui le connaissent du temps oĂč il venait se fournir chez eux pour la cour espagnole[n 1]. Il prĂ©sente sa premiĂšre collection parisienne en aoĂ»t 1937, qui remporte immĂ©diatement un franc succĂšs[6]. Le Daily Express le surnommera mĂȘme le jeune Espagnol qui rĂ©volutionne la mode ». Un autre dĂ©filĂ© deux ans plus tard, oĂč il prĂ©sente cette fois une collection inspirĂ©e du Second Empire français, remporte lui aussi un vif succĂšs. Ă la fin de la guerre d'Espagne, Balenciaga dĂ©cide de rouvrir ses maisons locales. Celle de Madrid dĂ©mĂ©nage rue JosĂ© Antonio, sur les recommandations de la marquise de Casa Torres et compte dĂ©sormais deux-cent cinquante employĂ©s ; sa sĆur en prend la direction en 1948, jusqu'Ă sa fermeture en 1968. Son neveu, JosĂ© Balenciaga, quant Ă lui, dirige celle de Barcelone. Il continue d'habiller l'aristocratie espagnole mais Ă©galement des personnalitĂ©s. Son succĂšs grandissant, il Ă©largit sa maison parisienne en 1939 en rachetant les locaux de Mainbocher, mitoyens aux siens avenue George-V. La Seconde Guerre mondiale ne l'arrĂȘte pas, il fermera juste sa maison en juillet 1940 pour la rouvrir en septembre afin d'Ă©viter d'ĂȘtre rĂ©quisitionnĂ©. Les collections qui suivent pendant cette pĂ©riode de restriction sont des collections rĂ©duites pour une clientĂšle privĂ©e, fidĂšle Ă sa mode. Il introduit l'usage de la broderie et la passementerie dans ses robes du soir durant cette pĂ©riode. Ă la fin de la guerre en 1945, il faut reconquĂ©rir le public et relancer la haute couture parisienne. Il participe donc au ThĂ©atre de la Mode, exposition itinĂ©rante, installĂ©e dans un premier temps au Pavillon de Marsan Ă Paris oĂč sont mises en scĂšne des figurines habillĂ©es par les plus grands couturiers de l'Ă©poque. L'arrivĂ©e de Christian Dior en 1947 créé un vĂ©ritable raz-de-marĂ©e dans l'univers de la mode mais Balenciaga n'en est pas pĂ©nalisĂ© pour autant, lançant sa ligne Tonneau »[7]. Sa rĂ©putation est dĂ©jĂ bien Ă©tablie auprĂšs de la presse et de ses clientes Ă l'international, et sa mode ne peut faire concurrence Ă celle de Dior, les deux styles Ă©tant trĂšs diffĂ©rents. Dior ira mĂȘme jusqu'Ă appeler Balenciaga notre maĂźtre Ă tous ». En 1948, la collection est encensĂ©e par Carmel Snow[8]. Cette annĂ©e-lĂ , Balenciaga doit faire face au dĂ©cĂšs de son proche collaborateur Wladzio d'Attainville, le 14 dĂ©cembre. Va s'ensuivre une pĂ©riode difficile oĂč il envisage d'arrĂȘter toute activitĂ© mais Dior rĂ©ussit Ă le convaincre de ne rien abandonner. Il lance son premier parfum Le Dix, allusion Ă l'adresse de sa maison de couture Ă Paris, Ă cette pĂ©riode ; le deuxiĂšme suivra quelque temps plus tard La fuite des heures, puis un troisiĂšme Quadrille. Il ouvre Ă©galement une boutique au 10, avenue George-V, dans la partie rachetĂ©e Ă Mainbocher qui sera entiĂšrement dĂ©corĂ©e par Christos Bellos. AndrĂ© CourrĂšges intĂšgre l'atelier Balenciaga en 1950 comme assistant. Les annĂ©es cinquante voient Balenciaga ne se donner qu'Ă son Ćuvre, sa mode. Ce sera sans doute la dĂ©cennie la plus importante de sa carriĂšre, chaque collection voit fleurir une nouvelle piĂšce maĂźtre ». Il passe du temps Ă recrĂ©er sa silhouette, Ă la parfaire. Chaque nouveau dĂ©filĂ© est un rĂ©ajustement du prĂ©cĂ©dent, les coupes et les volumes sont affinĂ©s ; la presse de mode approuve. Ses crĂ©ations de cette Ă©poque font appel aux manches melon, aux jupes ballon et Ă des tissus volumineux et lourds. L'annĂ©e d'aprĂšs, Balenciaga revient Ă des lignes plus fluides, avec des tailleurs semi-ajustĂ©s, cintrĂ©s devant et vagues derriĂšre ; cette ligne sera appelĂ©e par Carmel Snow du Harper's Bazaar la semi fitted look[9] ». Il prĂ©sente en 1955 la tunique, robe Ă©troite deux piĂšces aux lignes droites et Ă©purĂ©es. Vogue Ă©crit Les changements que Balenciaga apporte chaque saison suffisent Ă faire dire que la femme Balenciaga de l'annĂ©e est la rĂ©fĂ©rence mĂȘme de la mode, la quintessence quasi-prophĂ©tique du moment[10]. » Il compte dans sa clientĂšle beaucoup de personnalitĂ©s[2], notamment les actrices comme MarlĂšne Dietrich, Ginger Rogers, Alice CocĂ©a, ou Carole Lombard, mais ne participe Ă aucun essayage exceptĂ© ceux de quelques amies privilĂ©giĂ©es. Balenciaga possĂšde un appartement Ă Paris, avenue Marceau mais Ă©galement une maison prĂšs d'OrlĂ©ans, La Reyneirie, ainsi que deux appartements en Espagne, l'un Ă Madrid et l'autre Ă Barcelone. Mais le seul endroit oĂč il se plaise totalement, exceptĂ©e sa maison de couture parisienne, est sans doute sa maison Ă Igeldo, Guipuscoa au Pays basque. En 1958, Balenciaga fait un voyage aux Ătats-Unis et veut constater par lui-mĂȘme son succĂšs outre-Atlantique, tant la presse amĂ©ricaine parle de lui et les riches AmĂ©ricaines sont de fidĂšles clientes. LĂ -bas il dĂ©couvre les usines de fabrication de prĂȘt-Ă -porter et se rend compte que sa mode ne pourra jamais adhĂ©rer Ă ce mode de fabrication Ă grande Ă©chelle oĂč tout est confectionnĂ© sur des machines. Il appartient au monde de la haute couture et de l'Ă©lĂ©gance et ne veut en aucun cas perdre ce qui lui donne tant de valeur. TrĂšs indĂ©pendant, il refuse Ă©galement d'intĂ©grer la Chambre syndicale de la haute couture pour continuer Ă crĂ©er sans devoir se plier Ă certaines contraintes[n 2] et grĂące Ă sa clientĂšle internationale extrĂȘmement riche, il rĂ©ussit Ă maintenir un chiffre d'affaires presque aussi important que les autres maisons de couture, avec un mode de fabrication beaucoup plus artisanal et un personnel moindre. Ses maisons espagnoles sont trĂšs importantes pour le bon fonctionnement de son entreprise, les matiĂšres et fournitures dont il use sont moins chĂšres en Espagne, il crĂ©e donc pour moins de frais. Le 12 mai de la mĂȘme annĂ©e, Balenciaga est fait Chevalier de la LĂ©gion d'honneur pour sa contribution Ă l'industrie de la mode[6]. Il crĂ©e la mĂȘme annĂ©e les robes Baby Doll »[12] et en queue de paon, longues derriĂšre et courtes devant. Au dĂ©but des annĂ©es 1960, Il lance le parfum Eau de Balenciaga ». Les parfums Balenciaga resteront une activitĂ© trĂšs annexe pour la maison[9]. Balenciaga commercialise peu aprĂšs une Ă©lĂ©gante ligne de vĂȘtements de style sport. En 1966, Le Yorkshire Post titre La bombe Balenciaga »[9]. Son style devient de plus en plus Ă©purĂ© mais est toujours autant acclamĂ© par la presse internationale. L'annĂ©e 1968 est une annĂ©e de bouleversement social en France. C'est Ă©galement le cas pour Balenciaga qui ne se retrouve plus dans les nouveaux codes et mĆurs prĂŽnĂ©s par la sociĂ©tĂ© française, selon lui le luxe, l'Ă©lĂ©gance et la couture n'ont plus leur place dans ce nouveau monde. Je ne suis pas fait pour habiller les gens de la rue » dit-il[10]. Les annĂ©es CourrĂšges » et de la minijupe, le prĂȘt-Ă -porter[n 3] auront eu raison de sa crĂ©ativitĂ©[9] et il prĂ©sente sa derniĂšre collection haute couture[16]. Il prend donc la dĂ©cision de fermer toutes ses maisons de couture aprĂšs trente ans d'activitĂ©s parisiennes, ce qui plonge le monde de la mode dans un grand dĂ©sarroi ainsi que les centaines d'employĂ©s qui travaillaient pour lui jusqu'alors. Dans la seule interview qu'il donna de toute sa carriĂšre, en 1971 au journal The Times, il dĂ©clara C'Ă©tait une vie de chien. » Projet initiĂ© dĂ©but 1968, il dessine tout de mĂȘme l'annĂ©e 1969, d'aprĂšs une commande d'Air France, les uniformes des hĂŽtesses de l'air de la compagnie nationale[n 4],[17]. Deux ans plus tard, la maison Ă©quipe le personnel au sol d'une tenue diffĂ©rente. MalgrĂ© tout, dĂšs le dĂ©but, les uniformes rencontrent de nombreuses critiques[9],[n 5]. Il se retire ensuite en Espagne, dans sa maison d'Igeldo. On ne le reverra publiquement que lors de l'enterrement de Gabrielle Chanel en 1971, et son dernier travail dans le monde de la mode sera la crĂ©ation d'une robe de mariĂ©e pour la Duchesse de Cadix, Carmen MartĂnez-BordiĂș y Franco en 1972 puis meurt le 23 mars d'une crise cardiaque Ă XĂ bia, ĂągĂ© de 77 ans. Il se fait inhumer Ă Getaria, sa ville natale. Reconnaissance Le Roi est mort » titre la bible de la mode en mars 1972 sans qu'il soit utile de prĂ©ciser son nom[18]. Le couturier des couturiers[19] », le plus grand d'entre eux[20],[21],[22], vient de mourir et reste dans la mode comme Ă©tant le plus respectĂ©, vĂ©nĂ©rĂ© et admirĂ©[23],[24]. En Espagne Ă ses dĂ©buts, Balenciaga achĂšte des modĂšles aux couturiers parisiens, qu'il adapte, tout en rĂ©alisant ses propres crĂ©ations[3] ; rapidement, Madeleine Vionnet reconnait son talent et l'encourage Ă ouvrir sa maison[18]. Peu aprĂšs l'ouverture de celle-ci, Vogue Ă©crit que ses crĂ©ations traverseront l'histoire, [âŠ] comme il ne suit aucune autre mode que la sienne, tout le monde le suit[23]. » Jusqu'Ă la fin des annĂ©es 1940, CristĂłbal Balenciaga est un couturier reconnu pour la grande qualitĂ© de ses rĂ©alisations et leur simplicitĂ©, sans la prĂ©dominance sur la haute couture qu'il imposera peu aprĂšs[19]. Mais un Ă©vĂ©nement va le faire se renouveler et laisser Ă©clater sa crĂ©ativitĂ©[4]. En 1947, alors que Christian Dior rĂ©volutionne la silhouette fĂ©minine avec son New Look, Balenciaga â son ami â refuse cette mode corsetĂ©e et contraignante pour la femme. Architecte de la haute couture[3] » ne cĂ©dant pas aux tendances[25],[26], il transcende la saisonnalitĂ© de la mode avec ses silhouettes sobres[n 6], durables, pragmatiques mais sophistiquĂ©es ; il a la clientĂšle la plus Ă©lĂ©gante du monde » Ă©crit Vogue[23],[n 7]. Dans les annĂ©es 1950, celui que Dior surnomme notre MaĂźtre Ă tous[29],[1] » remodĂšle la silhouette fĂ©minine, puis l'Ă©pure[18] incarnant Ă la fois le classicisme absolu et la modernitĂ©, Balenciaga devient insurpassable[4]. » Prudence Glyn, journaliste au Times, Ă qui le couturier donnera l'unique interview de sa vie[22], prĂ©cise que ces annĂ©es-lĂ , Dior est devenu un mot familier grĂące Ă l'influence du New Look mais pour les puristes il y avait qu'une seule direction dans laquelle il fallait regarder, CristĂłbal Balenciaga[18]. »[n 8] Gabrielle Chanel, que Balenciaga admire » et Ă qui il donnera son amitiĂ© jusqu'Ă sa mort en 1971[18], le cite comme le seul couturier existant[31], considĂ©rant tous les autres comme de simples dessinateurs de mode »[18],[n 9]. La haute couture est un grand orchestre que seul Balenciaga sait diriger, tous les autres crĂ©ateurs que nous sommes suivons simplement ses indications » dit Christian Dior[27]. Pour beaucoup il reste une Ă©nigme[22] Balenciaga n'a pas de date symbolique comme peut l'avoir Dior, ou un style particulier comme celui de Chanel[18]. Il n'est pas un phĂ©nomĂšne culturel comme le sera Yves Saint Laurent plus tard. Refusant les interview Ă cause de l'impossibilitĂ© absolue qu'il a d'expliquer son mĂ©tier[18] », rarement vu en public, sa vie privĂ©e est inconnue, ainsi que ses relations[4] ; il fuit la presse, la publicitĂ©[18],[11], n'est d'aucune corporation, mĂȘme pas inscrit Ă la Chambre syndicale[4]. Ses dĂ©filĂ©s â silencieux â sont rĂ©servĂ©s Ă quelques privilĂ©giĂ©s triĂ©s sur le volet[4]. Certains journalistes, exaspĂ©rĂ©s, vont jusqu'Ă spĂ©culer de son existence[18]. Le maĂźtre[27] » refuse la mode pour ce qu'elle est, prĂ©fĂ©rant le travail de coupe et le dessin de la silhouette[9]. Ce mystĂšre qui l'entoure ne l'empĂȘche pas d'obtenir des parutions dans les plus grands magazines mondiaux, grĂące, entre autres, au soutien clairement affichĂ© des trĂšs influentes journalistes Diana Vreeland[n 10] et surtout Carmel Snow qui le dĂ©signe comme le nec plus ultra de la mode[29] »[n 11]. DĂšs 1948, aprĂšs avoir assistĂ© Ă la collection du couturier, cette derniĂšre dĂ©cide de ne porter que du Balenciaga toute sa vie ; ce qu'elle fera elle est retrouvĂ©e morte dans son lit en 1961, vĂȘtue ainsi[8]. Par la suite, c'est le puissant John Fairchild du WWD qui parachĂšve la rĂ©putation de Balenciaga. L'air hautain de Lisa Fonssagrives ou Dovima saisi par Henry Clarke, Louise Dahl-Wolfe, Georges Dambier, Richard Avedon ou Irving Penn puis affichĂ© en couverture de Vogue ou d'Harper's Bazaar, perpĂ©tue la diffusion de lâĂ©lĂ©gance Balenciaga. Pourtant loin d'ĂȘtre austĂšre[18], il maintient une ambiance monacale dans sa maison et ses ateliers[18] oĂč le silence rĂšgne. En 1991 dans Vogue, Hubert de Givenchy, qui est largement soutenu par son mentor Balenciaga Ă ses dĂ©buts, dĂ©crit le couturier espagnol comme un homme gracieux, Ă©lĂ©gant, pieux, simple, talentueux »[23], disant par la suite que Balenciaga Ă©tait ma religion. Depuis que je suis croyant, pour moi, il y a Balenciaga et le Seigneur[33]. » La mĂ©taphore, pour le couturier espagnol si proche de l'Ăglise catholique[4] et dont les rĂ©fĂ©rences au costume religieux sont frĂ©quentes[34], est souvent utilisĂ©e Ă diffĂ©rents niveaux Le moine de la couture » ou l'Ă©vĂȘque de la modernitĂ© » tel qu'on le nomme parfois[22],[35], serait â et de loin â le pape de la couture moderne. Un homme au-dessus de tout soupçon, inattaquable et jamais Ă©galĂ©. Le deus ex machina de la machine Ă coudre que ni Chanel, ni Vionnet, ni Dior n'oseront jamais critiquer. [âŠ] si Dior a pris le pouvoir, le nouveau temple de la mode a dĂ©sormais une nouvelle adresse, le 10, avenue George-V. »[4] Balenciaga continue de rĂ©gner sur les esprits comme sur les ateliers de haute couture »[4] ; la lĂ©gende de la mode[9] » est, depuis ses dĂ©buts et encore de nos jours, totalement intouchable[4],[36]. L'Ćuvre Robes de CristĂłbal Balenciaga. ConsidĂ©rĂ© comme le plus grand des grands couturiers du XXe siĂšcle, l'Ćuvre de Balenciaga a accompagnĂ© de prĂšs l'Ă©volution vestimentaire de la femme durant la premiĂšre moitiĂ© du siĂšcle. Son style, net » et Ă©purĂ© » aux lignes fluides, se caractĂ©rise par la sobriĂ©tĂ©, les combinaisons de couleurs audacieuses et son inspiration espagnole, comme les robes infante[24]. Durant les annĂ©es quarante, il introduit des broderies et de la dentelle[24]. Balenciaga puise dans le passĂ© pour ses robes aux formes amples et arrondies, Ă l'opposĂ© des silhouettes cintrĂ©es de Christian Dior, mais Ă©galement dans les peintres classiques ou les costumes folkloriques[24]. Durant ses plus grandes annĂ©es, vers 1950, il sera souvent opposĂ©, avec ses lignes fluides, au New Look de Dior qui triomphe alors Ă Paris et dans le monde[1] Ă partir de 1947[7]. Viennent ensuite les lignes tonneau, au dos arrondi et Ă la taille dĂ©centrĂ©e, semi-ajustĂ©e, en 1951, la veste ballon en 1953 enveloppant le haut du corps dans un cocon[1], la robe tunique Ă la ligne droite et proche du corps deux ans plus tard, enfin la robe-sac et la robe-chemise en 1957[24]. C'est avec un unique morceau de tissu qu'il créé un manteau d'apparence sans couture » en 1961[7]. MusĂ©e Le CristĂłbal Balenciaga Museoa a Ă©tĂ© inaugurĂ© en 2011 Ă Getaria, la ville natale de Balenciaga. Il occupe deux bĂątiments, l'ancien Palais Aldamar construit au XIXe siĂšcle et une annexe moderne conçue par l'architecte JuliĂĄn Argilagos. Le musĂ©e prĂ©sente dans six salles la vie et l'Ćuvre de Balenciaga. Vie privĂ©e CristĂłbal Balenciaga Ă©tait homosexuel, bien qu'il ait gardĂ© sa sexualitĂ© privĂ©e tout au long de sa vie. L'amour de sa vie et son partenaire de longue date Ă©tait le modiste franco-polonais WĆadzio Jaworowski dâAttainville, qui avait aidĂ© Ă financer sa mise en place. Ă la mort d'Attainville en 1948, Balenciaga Ă©tait tellement brisĂ© qu'il envisagea de fermer l'entreprise. Rachat de l'entreprise 1978 achat de la marque par l'entreprise de chimie Hoechst[10]. 1986 acquisition de Balenciaga par le groupe Jacques Bogart[16]. 1987 collection de prĂȘt-Ă -porter, par Michel Goma, nommĂ©e Le Dix en hommage au parfum lancĂ© en 1947[10]. 1992 le Belge Josephus Thimister remplace Michel Goma[10]. 1995 premiers pas de Nicolas GhesquiĂšre chez Balenciaga 1997 Nicolas GhesquiĂšre est nommĂ© Ă la direction artistique[37], puis prĂ©sente sa premiĂšre collection de prĂȘt-Ă -porter fĂ©minin. Il va transformer la marque dans les annĂ©es suivantes[38]. 2001 acquisition de la maison par la marque italienne Gucci, qui sera intĂ©grĂ©e deux ans plus tard au dĂ©partement luxe du groupe PPR, dĂ©sormais nommĂ© Kering. 2011 ouverture du musĂ©e Balenciaga au Pays basque[39],[40]. 2012 arrivĂ©e de Alexander Wang Ă la direction artistique[41]. 2015 Demna Gvasalia est nommĂ© Ă la direction artistique[42]. Notes et rĂ©fĂ©rences Notes â Ouverture de sa maison parisienne en partenariat avec Nicolas Bizcarrondo et Wladzio Jaworowski d'Attainville. â Depuis 1956, le pillage et la copie de ses collections font qu'il dĂ©cide de ne plus dĂ©filer en mĂȘme temps que les autres couturiers ; la presse internationale est obligĂ©e de venir Ă Paris spĂ©cifiquement pour lui[11]. â Au dĂ©but des annĂ©es 1960, Balenciaga et Chanel sont les deux seules maisons notables Ă refuser de crĂ©er une ligne de prĂȘt-Ă -porter[13] ; Chanel s'y rĂ©soudra quelques annĂ©es plus tard. Laurence BenaĂŻm rĂ©sume plus simplement cette fermeture Balenciaga, qui trouvait que l'Ă©poque n'Ă©tait plus son genre, avait claquĂ© la porte en 1968[14]. » Mais plus que les tendances de l'Ă©poque, c'est tout le systĂšme Ă©conomique de la haute couture, impossible Ă rendre rentable aprĂšs les annĂ©es 1950 sans le prĂȘt-Ă -porter en parallĂšle, qui s'effondre symboliquement avec cette fermeture CristĂłbal Balenciaga [âŠ] prĂ©fĂ©ra fermer en 1968 sa maison de couture, plutĂŽt que de passer du cĂŽtĂ© des confectionneurs[15]. » â Les uniformes des navigants fĂ©minins de la compagnie sont constituĂ©s d'un tailleur d'hiver composĂ© d'une veste Ă la taille marquĂ©e, avec quatre poches, une jupe s'arrĂȘtant au milieu du genou, avec les poches cachĂ©es dans les coutures, ainsi qu'un chemisier, un foulard, et une bombe Ă petite visiĂšre. Le reste de l'uniforme comprend un manteau et un impermĂ©able tous deux identiques dans la coupe, un tailleur d'Ă©tĂ© avec un calot. Air France fournira en plus, pour la premiĂšre fois, de nombreux accessoires sac Ă main, escarpins et bottes, gants[9]⊠â Il est principalement reprochĂ© Ă la compagnie d'avoir fourni un uniforme peu pratique, dessinĂ© par un couturier hors des tendances de l'Ă©poque Ă la fin des annĂ©es 1960, AndrĂ© CourrĂšges, Pierre Cardin, ou Yves Saint Laurent triomphent et sont des couturiers adulĂ©s. Le prĂȘt-Ă -porter a changĂ© les tendances. L'uniforme signĂ© Balenciaga est trop parfait, trop couture, trop bourgeois[9] ». â Carmel Snow Ă©crit Rien n'est plus mystĂ©rieux que la simplicité⊠Comme toujours, on peut s'attendre Ă ce que l'influence de Balenciaga se manifeste en profondeur, sans bruit, jusqu'Ă ce qu'elle gagne l'ensemble du monde de la mode. »[27] Balenciaga ira jusqu'Ă crĂ©er un modĂšle spĂ©cialement pour elle qu'elle dĂ©crira comme l'ensemble le plus extraordinaire de notre temps »[19]. â ConfirmĂ© Ă©galement en ces termes C'est un des plus grands crĂ©ateurs de notre temps et ses clientes sont parmi les femmes dĂ©signĂ©es par la presse comme les mieux habillĂ©es du monde[28]. » â Sur la place de Dior et Balenciaga dans le paysage de la haute couture, cette idĂ©e est exprimĂ©e d'une façon proche dans l'ouvrage En Vogue Parmi les couturiers, pendant que Dior rĂ©gnait dans les annĂ©es 1950, CristĂłbal Balenciaga, dĂ©fenseur du style europĂ©en et maĂźtre de la coupe, restait au plus haut de son pouvoir[30]. » â Avis plusieurs fois soulignĂ©, la citation de Chanel est reprise ainsi Lui seul est capable de couper un tissu, de le monter, de le coudre de sa main. Les autres ne sont que des dessinateurs. »[27] â Diana Vreeland dira Quand vous portez une robe de Balenciaga, les femmes autour de vous cessent d'exister[4]. » â Vreeland et Snow sont les deux seules journalistes que Balenciaga accepte[32]. RĂ©fĂ©rences â a b c d et e en Design Museum et Paula Reed, Fifty fashon looks that changed the 1950s, Londres, Conran Octopus, 2012, 112 p. ISBN 978-1-84091-603-4, CristĂłbal Balenciaga 1953 », p. 30 â a et b Cox, p. 220. â a b c d e f et g Cox, p. 222. â a b c d e f g h i j k et l Kerlau 2013, p. 163 Ă 202 â Ărmen 2012, p. 29 â a et b Olivier Saillard dir., Elsa Rigaux et al., MusĂ©e de l'Histoire et des Cultures de l'immigration, Fashion Mix Mode d'ici. CrĂ©ateurs d'ailleurs, Paris, Flammarion, 2014, 176 p. ISBN 978-2-08-134309-2, prĂ©sentation en ligne, CristĂłbal Balenciaga », p. 91 Ă 92 â a b et c Cox, p. 223. â a et b en Calvin Tomkins, The world of Carmel Snow », The New Yorker,â 7 novembre 1994, p. 148 Ă 158 ISSN 0028-792X, lire en ligne â a b c d e f g h et i Florence MĂŒller et Eric Reinhardt Conception Ă©ditoriale, ĂlĂ©gances aĂ©riennes une histoire des uniformes d'Air France, Air France, aoĂ»t 2004, 136 p., L'uniforme couture » de Balenciaga contestĂ© par l'esprit de mai 1968 », p. 62 Ă 81 â a b c d et e Cox, p. 224. â a et b Ărmen 2012, p. 27 On disait que Cristobal Balenciaga Ă©tait austĂšre, que ses ateliers ressemblaient Ă un couvent⊠Il Ă©tait catholique pratiquant et semblait sans humour et mystĂ©rieux. ProtĂ©geant farouchement sa vie privĂ©e, rĂ©tif Ă la publicitĂ© [âŠ] » â Ărmen 2012, p. 28 â Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Ăditions du Regard, 2008 1re Ă©d. 1993 Ăditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Le prĂȘt-Ă -porter mal-aimĂ© », p. 149 â Laurence BenaĂŻm, Azzedine AlaĂŻa, le Prince des lignes, Paris, Grasset, coll. Documents Français », octobre 2013, 160 p. ISBN 978-2-246-81055-1, prĂ©sentation en ligne, Anatomie du temps », p. 121 â Olivier Saillard dir., Anne Zazzo dir., Alexandra Bosc et al. prĂ©f. Bertrand DelanoĂ«, Paris Haute Couture, Paris, Skira, novembre 2012, 287 p. ISBN 978-2-08-128605-4, DĂ©but et fin de la haute couture », p. 256 â a et b Marie Ottavi, Balenciaga bientĂŽt de retour en haute-couture », Mode, sur LibĂ©ration, 7 dĂ©cembre 2012 consultĂ© le 9 dĂ©cembre 2012 â Quelques dĂ©tails sur la production et l'anecdote du premier essayage en prĂ©sence de Balenciaga in Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Ăditions du Regard, 2008 1re Ă©d. 1993 Ăditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Le prĂȘt-Ă -porter des couturiers », p. 250 â a b c d e f g h i j k et l en Susan Irvine, Vogue on Cristobal Balenciaga, Quadrille Publishing Ltd, coll. Vogue on Designers », septembre 2013, 160 p. ISBN 978-1-84949-311-6, prĂ©sentation en ligne â a b et c Valerie Mendes et Amy de la Haye trad. de l'anglais par Laurence Delage, et al., La mode depuis 1900 [ 20th Century Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. L'univers de l'art », 2011, 2e Ă©d. 1re Ă©d. 2000, 312 p. ISBN 978-2-87811-368-6, p. 131 et sv. Souvent surnommĂ© le couturier des couturiers, Balenciaga ouvrit sa maison de couture Ă Paris en 1937 et lança de nombreux styles tournĂ©s vers l'avenir, atteignant sa position prééminente dans la haute couture française aprĂšs la guerre. » â Jean-NoĂ«l Liaut, ModĂšles et mannequins 1945 - 1965, Paris, Filipacchi, fĂ©vrier 1994, 220 p. ISBN 978-2-85018-341-6, BNF 35660421, prĂ©sentation en ligne, Cristobal Balenciaga », p. 133 Cristobal Balenciaga fut bien plus qu'un simple crĂ©ateur de talent. Pour beaucoup, il reste le plus grand couturier du siĂšcle. » â MusĂ©e GalliĂ©ra, p. 3, prĂ©face de Bertrand DelanoĂ« Il y a quarante ans, un des plus grands noms de l'histoire de la mode disparait [âŠ] lâĆuvre du maĂźtre couturier. » â a b c et d MusĂ©e GalliĂ©ra, p. 8 et 9, introduction de Olivier Saillard Violette Leduc avouant sans dĂ©ception qu'elle ne rencontra pas le maĂźtre. Balenciaga, en effet, se refuse Ă toute interview. Aux dires de certains, il n'en aurait donnĂ© qu'une seule au cours de sa carriĂšre. L'homme invisible de la couture française », Ă©galement nommĂ© le moine de la couture » [âŠ] est un ĂȘtre secret. Depuis 1937 [âŠ] journalistes et auteurs, rĂ©dactrices et directeurs artistiques, Ă dĂ©faut de le rencontrer cherchent Ă percer le mystĂšre de sa crĂ©ation. [âŠ] Sujet de fascination, y compris de la part d'autres couturiers qui apprĂ©cient en lui sa maĂźtrise et sa virtuositĂ©, Balenciaga continue d'envoĂ»ter. [âŠ] CristĂłbal Balenciaga suscite l'admiration [âŠ] » â a b c et d Linda Watson trad. de l'anglais, Vogue - La mode du siĂšcle Le style de chaque dĂ©cennie, 100 ans de crĂ©ateurs [ Vogue Twentieth Century Fashion - 100 years of style by decade and designer »], Paris, Ăditions Hors Collection, 2000, 255 p. ISBN 2-258-05491-5, Balenciaga, Cristobal », p. 95 â a b c d et e Jacqueline Dumaine et Palais Galliera 2014, Le style Balenciaga, p. 60 Pour ses pairs, Balenciaga [âŠ] Ă©tait considĂ©rĂ© comme l'architecte de la haute couture. Dior lui-mĂȘme lui vouait une admiration sans bornes, disant de lui Il est notre maĂźtre Ă tous. » Le vĂȘtement Ă©tait sa religion. Balenciaga Ă©tait un technicien hors normes, [âŠ] » â Georgina O'Hara Callan trad. Lydie Ăchasseriaud, Dictionnaire de la mode [ The Encyclopaedia of Fashion »], Paris, Thames & Hudson, coll. L'univers de l'art », 2009 rĂ©impr. 2011 1re Ă©d. 1986, 303 p. ISBN 978-2-87811-327-3, prĂ©sentation en ligne, p. 21 â Marnie Fogg dir. et al. trad. de l'anglais par Denis-Armand Canal et al., prĂ©f. Valerie Steele, Tout sur la mode Panorama des chefs-dâĆuvre et des techniques, Paris, Flammarion, coll. Histoire de l'art », octobre 2013 1re Ă©d. 2013 Thames & Hudson, 576 p. ISBN 978-2-08-130907-4, L'Ăąge d'or de la haute couture », p. 299 CristĂłbal Balenciaga rĂ©gna lui aussi au zĂ©nith de la haute couture. [âŠ] Balenciaga n'avait aucune envie d'influencer la tendance ou de dĂ©velopper une ligne de prĂȘt-Ă -porter, prĂ©fĂ©rant concentrer la puretĂ© de sa conception sur le sur-mesure. » â a b c et d NoĂ«l Palomo-Lovinski trad. de l'anglais par Lise-Ăliane Pomier, Les plus grands crĂ©ateurs de mode de Coco Chanel Ă Jean Paul Gaultier, Paris, Eyrolles, 2011, 192 p. ISBN 978-2-212-55178-5, Cristobal Balenciaga », p. 94 Ă 97 Il est considĂ©rĂ© par beaucoup, dans le domaine de la mode, comme le maĂźtre ». » â Madeleine Delpierre et Davray-PiĂ©kolek, Le costume la haute couture 1945-1995, Paris, Flammarion, coll. Tout l'art », mai 1997 1re Ă©d. 1991, 80 p. ISBN 2-08-011236-8, p. 18 Ă 19 â a et b Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Ăditions du Regard, 2008 1re Ă©d. 1993 Ăditions du Seuil, 452 p. ISBN 978-2-84105-223-3, Les puristes - CristĂłbal Balenciaga », p. 122 â Norberto Angeletti, Alberto Oliva et al. trad. de l'anglais par Dominique Letellier, Alice PĂ©tillot, En Vogue L'histoire illustrĂ©e du plus cĂ©lĂšbre magazine de mode, Paris, White Star, juin 2007, 410 p. ISBN 978-88-6112-059-4, prĂ©sentation en ligne, 1940-1950 de la CafĂ© Society Ă Christian Dior », p. 140 â MusĂ©e GalliĂ©ra, p. 11, introduction de Olivier Saillard Mademoiselle Chanel reconnaissait en CristĂłbal Balenciaga le seul couturier de son temps. » â Colin MCDowell, Mode pour une presse libre », sur Business of Fashion - 9 octobre 2013 consultĂ© le 22 fĂ©vrier 2015 CristĂłbal Balenciaga faisait tout son possible pour Ă©viter tout contact avec la presse, Ă lâexception de Diana Vreeland et Carmel Snow, les grandes dames » du Vogue amĂ©ricain et de Harpersâs Bazaar. Seule Carmel Snow Ă©tant rĂ©ellement adoubĂ©e. » â en Leisa Barnett, The French Connection », sur CondĂ© Nast, 4 juillet 2007 consultĂ© le 26 mars 2014 "Balenciaga was my religion," confesses Hubert de Givenchy. "Since I'm a believer, for me there's Balenciaga and the good Lord." » â Marie-Laure Gutton in in MusĂ©e Galliera, Les chapeaux de Balenciaga, une crĂ©ation inspirĂ©e, p. 29 â MusĂ©e GalliĂ©ra, p. 12, introduction de Olivier Saillard â Ărmen 2012, p. 26 Ce couturier espagnol a laissĂ© sur la mode une empreinte indĂ©lĂ©bile grĂące Ă ses crĂ©ations rigoureuses et incroyablement Ă©quilibrĂ©es, qui ont rĂ©volutionnĂ© les techniques de coupe. » â Anne-Laure Quilleriet, Les hommes de Balenciaga », sur L'Express, 30 septembre 2010 consultĂ© le 5 avril 2012 â Xavier de Jarcy, FraĂźches collections », sur 5 mars 2011 consultĂ© le 9 dĂ©cembre 2012 â Lucie Dancoing, Balenciaga, immortalisĂ© au musĂ©e », sur HFM, 8 juin 2011 consultĂ© le 9 dĂ©cembre 2012 â Caroline Pigozzi, Un musĂ©e sur mesure pour Balenciaga », sur HFM, 1er juillet 2011 consultĂ© le 9 dĂ©cembre 2012 â Alexander Wang directeur artistique de Balenciaga », sur Le Point, 3 dĂ©cembre 2012 consultĂ© le 9 dĂ©cembre 2012 â EugĂšnie Trochu, Demna Gvasalia nommĂ© directeur artistique de Balenciaga », sur consultĂ© le 7 octobre 2015 Ouvrages utilisĂ©s Ouvrages utilisĂ©s dans le cadre du Fashion Editathon 2014 Voir aussi Bibliographie Ouvrages Pamela Golbin dir. et Fabien Baron dir. art., Balenciaga Paris, Thames & Hudson, coll. MusĂ©e des arts dĂ©coratifs », 2006, 216 p. ISBN 978-2-87811-280-1, OCLC 469629760, BNF 40219870 Livre publiĂ© Ă l'occasion de la rĂ©trospective au musĂ©e de la Mode et du Textile Ă Paris, comporte de trĂšs nombreuses reproductions de coupures de presse de l'Ă©poque. Olivier Saillard, MusĂ©e GalliĂ©ra et al. prĂ©f. Bertrand DelanoĂ«, photogr. Scheltens & Abbenes, CristĂłbal Balenciaga collectionneur de modes, Paris, Paris MusĂ©es, coll. Catalogue d'exposition », avril 2012, 96 p. ISBN 978-2-7596-0198-1, prĂ©sentation en ligne Yann Kerlau, Les secrets de la mode, Paris, Ăditions Perrin, fĂ©vrier 2013, 438 p. ISBN 978-2-262-03923-3, prĂ©sentation en ligne, De Balenciaga Ă Zara l'Espagne de l'alcĂŽve Ă la rue », p. 163 Ă 202 Catherine Ărmen prĂ©f. InĂšs de La Fressange, Un siĂšcle de mode, Paris, Ăditions Larousse, coll. Les documents de l'Histoire », octobre 2012, 128 p. ISBN 978-2-03-587455-9, prĂ©sentation en ligne, CristĂłbal Balenciaga l'architecte de la couture », p. 26 Ă 29. Caroline Cox prĂ©f. Cameron Silver, Le luxe en hĂ©ritage Secrets d'ateliers des grandes maisons, Dunod, 2014 1re Ă©d. 2013, 285 p. ISBN 978-2-10-070551-1, 1918 Balenciaga », p. 220 Ă 227. Palais Galliera, Alexandra Bosc, Olivier Saillard et al. prĂ©f. Anne Hidalgo, Les annĂ©es 50 la mode en France 1947 - 1957, Paris, Paris MusĂ©es, juillet 2014, 259 p. ISBN 978-2-7596-0254-4, Le style Balenciaga », p. 60. Miren Arzalluz, Laurence BenaĂŻm, Gaspard de MassĂ© et Olivier Saillard, Association Azzedine AlaĂŻa, AlaĂŻa et Balenciaga Sculpteurs de forme, Milan, Carla Sozzani, 2020 ISBN 979-10-95313-07-6. Presse Olivier Saillard, Balenciaga l'hypermoderne », L'Express Styles, no 3168,â 21 mars 2012, p. 58 Ă 59 ISSN 0014-5270 SĂ©verine De Smet, Viva Balenciaga ! », Le Nouvel Observateur, no 2474,â 5 avril 2012, p. 140 ISSN 0029-4713 Exposition CristĂłbal Balenciaga, collectionneur de modes, du 13 avril au 7 octobre 2012, les Docks, CitĂ© de la mode et du design, Paris Balenciage, l'oeuvre au noir, 2017, MusĂ©e Bourdelle, Paris Liens externes Ressources relatives aux beaux-arts National Gallery of Victoria de + en Artists of the World Online en Grove Art Online en MutualArt en National Portrait Gallery en + nl RKDartists en Union List of Artist Names Ressource relative au spectacle Les Archives du spectacle Ressource relative Ă l'audiovisuel Ressource relative Ă la mode en Fashion Model Directory Notices d'autoritĂ© Fichier dâautoritĂ© international virtuel International Standard Name Identifier BibliothĂšque nationale de France donnĂ©es SystĂšme universitaire de documentation BibliothĂšque du CongrĂšs Gemeinsame Normdatei BibliothĂšque nationale de la DiĂšte BibliothĂšque nationale dâEspagne BibliothĂšque royale des Pays-Bas BibliothĂšque nationale de Pologne BibliothĂšque nationale dâIsraĂ«l BibliothĂšque universitaire de Pologne BibliothĂšque nationale tchĂšque WorldCat Id WorldCat MusĂ©e Balenciaga
AlaĂŻaet Balenciaga, sculpteurs de la forme Du lundi 20 janvier au dimanche 28 juin 2020 . Galerie Azzedine AlaĂŻa 18 rue de la Verrerie 75004 â Paris. En 1968, ne se reconnaissant pas dans lâessor du prĂȘt-Ă -porter naissant, lui qui nâavait fait que servir religieusement le dogme de la cliente, Cristobal Balenciaga dĂ©cida de fermer sa maison. Une simple annonce Ă la radio, informa
Par Emmanuelle LapeyrePubliĂ© le 02/07/2021 Ă 10h21 Entre GuipĂșzcoa, Biscaye et Navarre, le Pays basque est riche de musĂ©es variĂ©s, Ă mĂȘme de satisfaire toutes les curiositĂ©s. En voici une sĂ©lection Le musĂ©e romain dâOiasso Portant le nom antique dâIrun, ce musĂ©e archĂ©ologique rassemble les vestiges datant de lâĂ©poque romaine qui y ont Ă©tĂ© dĂ©couverts depuis les annĂ©es 1960. Il abrite ainsi des collections qui tĂ©moignent de la vie Ă Oiasso, Ă travers des objets du quotidien. Sur le mĂȘme sujet VidĂ©o. A Irun, les hommes de Vulcain Ă lâĆuvre Le travail du bronze est un savoir-faire que des artisans se transmettent depuis des millĂ©naires. La fonderie dâart Jaizkibel incarne ces passeurs. Aux cĂŽtĂ©s de lâartiste basque Zigor, dĂ©couvrons comment naĂźt une sculpture. Le musĂ©e permet Ă©galement de dĂ©couvrir le patrimoine archĂ©ologique du port et la vie urbaine aux Ier et IIe siĂšcles de notre Ăšre, grĂące Ă diffĂ©rents espaces dâexposition qui prĂ©sentent lâimpact du monde romain sur la sociĂ©tĂ© autochtone. Artium Ă VitoriaLe Guggenheim nâest pas le seul lieu de rĂ©fĂ©rence de lâart contemporain au Pays basque. Ă Vitoria, le musĂ©e Artium compte lâune des meilleures et des plus importantes collections dâart contemporain basque et espagnol. DĂšs lâentrĂ©e, la sculpture monumentale de Javier PĂ©rez â 15 000 larmes de verre suspendues au plafond â donne le ton. Le musĂ©e Artium prĂ©sente une trĂšs grande collection dâart contemporain dont cette sculpture de Javier PĂ©rez Basque Tour Ă lâintĂ©rieur, lâexposition permanente puise dans un catalogue de prĂšs de 3 000 Ćuvres, notamment de Picasso, MirĂł, Chillida, Oteiza, Richard Serra, Bill Viola, Elena del Rivero, Txomin Badiola⊠Le tout dans un bĂątiment Ă lâarchitecture audacieuse, pour partie enterrĂ©e, situĂ© au cĆur de la ville, Ă deux pas du Vitoria mĂ©diĂ©val. La fondation Jorge OteizaĂ 8 kilomĂštres de Pampelune, au cĆur de la campagne navarraise, le musĂ©e Oteiza abrite la collection personnelle de Jorge Oteiza, lâun des plus grands sculpteurs du XXe siĂšcle, nĂ© Ă Orio, en GuipĂșzcoa en 1908 et mort en 2003 Ă a lĂ©guĂ© lâessentiel de son Ćuvre Ă ce musĂ©e quâil a imaginĂ© et créé avec son ami, lâarchitecte navarrais Francisco Javier SĂĄenz de Oiza, dans le village navarrais dâAlzuza, oĂč il a vĂ©cu pendant vingt ans. La collection, constituĂ©e de plus de 1 600 sculptures et de nombreux dessins et collages, offre un panorama complet de son Ćuvre et permet de mieux comprendre la dĂ©marche crĂ©atrice de lâ grottes dâEkainLe sanctuaire dâEkain abrite un ensemble impressionnant de peintures murales reprĂ©sentant des ours, des cerfs, mais surtout des chevaux, chefs-dâĆuvre de lâart rupestre peints il y a 14 000 ans. ConservĂ©s par un microclimat fragile, les trĂ©sors de la grotte dâEkain, dĂ©couverts en 1969, peuvent ĂȘtre contemplĂ©s dans une rĂ©plique exacte, appelĂ©e Ekainberri », situĂ©e Ă 600 mĂštres de la grotte originale, dans le village de parcours de dĂ©couverte qui comprend Ă©galement une projection audiovisuelle sur la grotte dâorigine et une exposition consacrĂ©e Ă lâart du palĂ©olithique au Pays musĂ©e BalenciagaVisite incontournable pour les amateurs de mode, de design et dâarchitecture, le musĂ©e CristĂłbal Balenciaga retrace la vie et lâĆuvre du cĂ©lĂšbre couturier nĂ© Ă Getaria et son importance dans lâhistoire de la mode. Lâexposition permanente donne au visiteur les clĂ©s fondamentales du travail de celui qui fut lâun des crĂ©ateurs les plus importants et influents du XXe siĂšcle. Le musĂ©e Balenciaga fait la part belle au travail de ce grand couturier du XXe siĂšcle San SebastiĂĄn Turismo Cet Ă©tĂ©, le musĂ©e Balenciaga propose lâexposition temporaire AlaĂŻa et Balenciaga. Sculpteurs de la forme », avec 100 Ćuvres des deux crĂ©ateurs appartenant aux collections de la Fondation Azzedine AlaĂŻa Ă musĂ©e universitaire de NavarreOuvert en 2015, le MusĂ©e universitaire de Navarre MUN, est consacrĂ© Ă lâart contemporain. Ce bĂątiment de 11 000 m2 de style abstrait, conçu par lâarchitecte Rafael Moneo sur le campus de lâuniversitĂ© Ă Pampelune, propose une belle collection dâĆuvres dâartistes majeurs du XXe siĂšcle, comme Antoni TĂ pies, Pablo Picasso, Vassily Kandinsky, Eduardo Chillida, Mark Rothko et Pablo Palazuelo. Le musĂ©e dispose Ă©galement dâun important fonds photographique allant du XIXe siĂšcle Ă nos jours, avec des clichĂ©s de Robert Capa, AgustĂ CentellĂ©s, Jean Laurent, Roland Fischer ou Pere CatalĂ .
Coupde cĆur pour l'exposition « Azzedine AlaĂŻa collectionneur â AlaĂŻa et Balenciaga sculpteurs de la forme » qui se tient Ă l'Association Azzedine AlaĂŻa jusquâau 28 juin! Lorsque CristĂłbal Balenciaga ferme sa maison de
Ses robes sculptent notre corps et nous rendent plus belles. Le magicien de la coupe nous livre ses conseils dâĂ©lĂ©gance et son secret de fabrication aimer les femmes. Ă dĂ©couvrir dans cette galerie Azzedine alaia Inutile d'en dire trop sur le couturier ultime qui insuffl e de la magie dans ses vĂȘtements. Quel est son secret ? Il rĂ©pond modestement que son admiration pour les femmes le guide. Inlassable crĂ©ateur qui avoue se coucher avec lâangoisse de ne pas attraper lâidĂ©e au lasso » et se rĂ©veille avec la certitude de ne plus rien savoir ». Il reçoit dans sa cuisine oĂč il dĂ©jeune avec son Ă©quipe. Et raconte sa passion lâallure des femmes. Balenciaga au musĂ©e Galiera LES PREMIĂRES ĂLĂGANTES Câest ma mĂšre dans ses tenues de fĂȘte traditionnelles tunisiennes. Câest aussi matante, danseuse et fantasque. Elle sâhabillait Ă lâeuropĂ©enne. Elle portait un manteau rouge avec des revers en astrakan noir, trĂšs cintrĂ© Ă la taille. Dans les magazines, jâĂ©tais fascinĂ© par les robes de Dior et de Balenciaga, les deux maĂźtres des annĂ©es 50. Les basques, la couture dans le dos, la rondeur des Ă©paules⊠je me demandais comment cela tenait, quelle coupe magique pouvait donner cet effet. Je voulais percer le mystĂšre des vĂȘtements et je les redessinais en leur imaginant une ossature. » Azzedine AlaĂŻa LâAPPRENTISSAGE DU CORPS " Câest par la sculpture quâAzzedine AlaĂŻa sâest initiĂ© Ă lâĂ©nigme du corps. Câest grĂące Ă mes Ă©tudes aux Beaux-Arts que jâai dĂ©veloppĂ© ma connaissance et mon amour du corps. LâĂ©quilibre, les proportions, les attaches⊠Et câest sur les femmes directement que je mâinitiais Ă la coupe. Jâavais une amie Ă la taille extraordinairement fi ne dont je me servais comme cobaye. Je cousais directement sur elle des jupes que je serrais au maximum pour voir lâeffet⊠Dâailleurs, aujourdâhui encore, quand je travaille sur un mannequin, câest comme si je manipulais dela glaise. Je moule, je monte, je dĂ©monte, je couds, je dĂ©couds. Je peux reprendre une manche Ă lâinfini. Câest par lâinfini des gestes et des essais, par le travail de la main que je me suis initiĂ© Ă la coupe et que sans doute jâen ai percĂ© une partie du mystĂšre." Azzedine AlaĂŻa UN SEUL BUT, LA BEAUTĂAlaĂŻa est toujours habillĂ© en noir. Il sâexplique sur cet uniforme. JâachĂšte des costumes chinois pour rien et des pantalons noirs dont je retrousse lâourlet. Je porte ça tous les jours, sans y penser. Si je commençais Ă faire attention Ă ce qui me va ou pas, je ne mâen sortirais pas. Je ne ferais que des vĂȘtements pour moi ! Toute ma concentration, je la monopolise pour les femmes. Car, pour sâintĂ©resser aux femmes, il faut sâoublier. Mon obsession est de les rendre belles. Et, pour les rendre belles, il faut connaĂźtre leur corps, donc il faut les aimer. Mais je suis gĂątĂ©, je suis bien entourĂ©, et elles me le rendent bien. » Greta garbo LâARRIVĂE Ă PARIS Quand je suis arrivĂ© de Tunisie, jâallais devant les maisons de couture les jours de collection. Et je voyais toutes ces clientes si Ă©lĂ©gantes qui se rendaient aux dĂ©filĂ©s de mode. Jâai mĂȘme vu Marlene Dietrich entrer chez Christian Dior. Elle est sortie dâune façon magistrale de sa voiture dans un tailleur du couturier. Ses longues jambes en tension quand on lui a ouvert la portiĂšre ! Une image que je nâoublierai jamais. Les stars de lâĂ©poque Ă©taient des astres. Leur seule prĂ©sence emplissait une salle, comme La Callas, ou comme Greta Garbo que jâai eu le privilĂšge dâhabiller. Je regrette que les stars dâaujourdâhui aient des stylistes pour sâhabiller. Cela les empĂȘche de connaĂźtre leur personnalitĂ© vestimentaire. De maĂźtriser leur style. Or, câest le style qui fait dĂ©finitivement la diffĂ©rence. » Boutique Azzedine AlaĂŻa Ă paris LE LABORATOIRELe poste dâobservation idĂ©al de Monsieur AlaĂŻa, câest sa boutique, situĂ©e au rez-de-chaussĂ©e de son atelier. Le maĂźtre sây promĂšne souvent, ce qui ne laisse pas dâĂ©blouir les clientes qui, si elles ont la chance de le croiser, peuvent se voir dispenser quelques conseils prĂ©cieux. Câest vital pour moi de cĂŽtoyer les femmes. Si je ne les vois pas, je ne les comprends pas et ce nâest pas la peine de travailler pour elles. Il mâest arrivĂ© de retirer des modĂšles de la boutique en remarquant quâune manche ne tombait pas bien sur une cliente ! Je ne fais pas ce mĂ©tier pour mâenfermer dans mon style. Les femmes ont beaucoup changĂ©. Leur corps a fortement Ă©voluĂ©. Elles en prennent soin, elles font du sport, mettent des crĂšmes, font des massages. Elles restent jeunes et toniques plus longtemps. » Azzedine AlaĂŻa LA ROBE PARFAITE Les vĂȘtements dâAzzedine AlaĂŻa sont magiques. Quelle que soit la femme qui les enfile, ils tombent juste, lui vont Ă merveille et la rendent aussitĂŽt plus belle. Câest ce qui explique lâindĂ©fectible fidĂ©litĂ© de ses clientes. Le couturier bienveillant lĂšve une partie du voile sur son secret de fabrication Mes modĂšles peuvent aller jusquâau 44 et je dĂ©cline toujours mes robes en trois longueurs il ne faut jamais forcer une femme Ă dĂ©voiler ce quâelle rĂ©pugne Ă montrer. Ma robe qui sâĂ©vase en forme corolle va Ă toutes les femmes. Elle souligne la taille, cachedes hanches trop volumineuses, dissimule une culotte de cheval ou des fesses que lâon trouve trop grosses. Un jeu de diminution de la maille et dâeffet par les coutures maintient la matiĂšre comme en suspension. Mes robes sont lĂ pour sâadapter au corps, du plus mince au plus plantureux. Câest le rĂ©sultat de mes retouches Ă lâinfini. Le secret, câest la main qui va tirer parti de la matiĂšre et voir comment cette matiĂšre va rĂ©agir avec le corps. » Azzedine AlaĂŻa LE MOUVEMENT MĂȘme sur les modĂšles trĂšs moulants, je garde souvent une petite ondulation, comme une lĂ©gĂšretĂ© qui vole en bas de la jupe. Jâaime la dĂ©marche des femmes. Il mâest arrivĂ© dâen suivre dans la rue dont je trouvais lâallure particuliĂšrement belle. Je les suis pour voir le mouvementdu vĂȘtement et la façon dont la matiĂšre vibre. Pour mes essayages, je fais toujours marcher et asseoir le mannequin. Mes robes doivent vibrer dâelles-mĂȘmes. Les femmes qui portent mes robes se tiennent droites, font attention Ă leur allure. Elles mâaident beaucoup ! Le vĂȘtement doit ĂȘtre emportĂ© par le corps. Câest un Ă©change. »
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AlaĂŻaet Balenciaga, sculpteurs de la forme PubliĂ© le 26 juillet 2020 par Michel Monsay. TrĂšs belle exposition Ă la galerie fondation Azzedine AlaĂŻa jusqu'au 4 janvier 2021, oĂč les deux grands crĂ©ateurs dialoguent Ă travers 56 modĂšles dont certains sont d'une beautĂ© Ă©blouissante. Ces deux maĂźtres de la Haute-couture, Ă deux Ă©poques diffĂ©rentes, ont poursuivi
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Alaia Balenciaga Expo Paris Lâassociation Azzedine AlaĂŻa est devenu le rendez-vous incontournable sur les fashion weeks parisiennes de Haute Couture. Et ce, depuis la disparition du couturier. Il en parlait dâailleurs de Balenciaga peu avant sa mort. Un souvenir indĂ©lĂ©bile pour cet esthĂšte et artisan dâexcellence. Lâhistoire commence quand en 1968 Cristobal Balenciaga raccroche sa blouse de travail sur un clou du vestiaire et ferme sa maison. Le couturier tant convoitĂ© du monde entier ne comprend pas le changement de la Mode qui sâindustrialise pour devenir ce que lâon va appeler le PrĂȘt Ă Porter. Quel dommage! Que vont devenir ces crĂ©ations? Et câest lĂ quâintervient la fĂ©e! Mademoiselle RenĂ©e. Si elle nâa pas encore conscience de lâimportance des crĂ©ations de Cristobal Balenciaga classĂ©es bien plus tard en archives patrimoniales», lâex-directrice gĂ©nĂ©rale adjointe de Cristobal durant quelques dĂ©cennies, sâinquiĂšte du devenir des stocks de tissus et des robes. Elle dĂ©cide de faire intervenir un autre couturier. Celui-ci pourrait transformer Ă sa guise ces robes. Elle nâen voit quâun dâailleurs ! Azzedine AlaĂŻa. Un tout jeune couturier dont les clientes Couture commencent Ă se chuchoter le nom Ă Paris. Quelle aubaine des robes Couture de Balenciaga que lâon pourrait transformer ! Et pourtant ce nâest pas ce quâa choisit Azzedine qui a tout de suite considĂ©rĂ© ces crĂ©ations comme des Ćuvres sacrĂ©es. Il prend les modĂšles, et arrivĂ© chez lui, les couche dans du papier de soie. DorĂ©navant le futur MaĂźtre Azzedine se fait le gardien du grand MaĂźtre Cristobal. CâĂ©tait le vĆu dâun autre grand couturier ! Hubert de Givenchy quelques mois aprĂšs la mort dâAzzedine. De faire dialoguer AlaĂŻa et Balenciaga. Tout en douceur, dans un labyrinthe voilĂ© de blanc. SupervisĂ©e par Olivier Saillard, lâexposition Azzedine AlaĂŻa collectionneur. AlaĂŻa et Balenciaga. Sculpteurs de la forme» met en valeur 56 modĂšles. mfb Alaia Balenciaga Exposition jusquâau 28 Juin 2020. Association Azzedine AlaĂŻa 18 rue de la Verrerie Paris 4e A partir de Juillet 2020 lâexposition sera Ă la Fondation Balenciaga Ă Guetaria, dans sa ville natale en Espagne
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Affichede l'exposition Azzedine Alaïa et Balenciaga, sculpteurs de la forme. Catalogue de la galerie des sculptures du Petit Palais. Catalogue de l'exposition "Paris Romantique 1815-1848" au Petit Palais. Maurice Marinot - The glass 1911-1934. Catalogue de l'exposition "Derain Balthus Giacometti" au Musée d'Art Moderne . Catalogue de l'exposition "La Mode retrouvée" au Palais
Fashion WeekBalenciaga Haute Couture dĂ©couvrez la collection hiver 2022/23Plongeant dans le passĂ©, balenciaga prĂ©sente sa nouvelle collection hiver 2022/23 pour la saison Haute by Silvana HolzmeisterTagsbalenciagahaute-couturefashion-weekArticles associĂ©sPop CultureAlaĂŻa et Balenciaga au cĆur d'une exposition exceptionnelle en EspagneL'OFFICIEL s'est entretenu avec Olivier Saillard, conservateur et historien de la mode, pour dĂ©couvrir l'histoire de ces crĂ©ateurs intrĂ©pides, leurs approches du design et leurs hĂ©ritages de style, prĂ©sentĂ©s aujourd'hui au musĂ©e CristĂłbal by Jennifer SauerIndustry TrendsDĂ©couvrez la campagne Balenciaga avec Kim KardashianAprĂšs Bottega Veneta et Calvin Klein, Balenciaga annule aussi son feed Instagram. AprĂšs avoir supprimĂ© chaque publication sur son profil, l'emblĂ©matique Kim Kardashian devient la star du compte pour la nouvelle by Giorgia CantariniPeopleBeyoncĂ© brille en Gucci X Balenciaga pour un Date Night avec Jay-ZLa star de Black Is King portait un ensemble du projet collaboratif entre Gucci et by Alyssa KellyRecommandĂ© pour vousFoodComfort Food la recette de la tarte feuilletĂ©e tomate, herbes et Selle-sur-Cher affinĂ©En cet Ă©pisode de pluies estivales, L'OFFICIEL vous dĂ©voile la recette rĂ©confortante de tarte de saison â imaginĂ©e par le Chef FrĂ©dĂ©ric Calmes du restaurant des Sources de by Pauline BorgognoShopping8 sacs Ă dos de crĂ©ateurs pour retourner Ă l'Ă©cole avec styleLa rentrĂ©e est de retour, et avec by Courtney MasonBeautĂ©Voici les meilleures tendances sourcils de 2022Voici cinq façons de faire preuve de crĂ©ativitĂ© avec vos sourcils cette by Melissa MaeHommesTous les tatouages issus des relations amoureuses de Pete DavidsonL'OFFCIEL rassemble tous les tatouages que Pete Davidson a fait pour ses ex-petites by Skylar ElizabethPeopleAdele rĂ©vĂšle ses projets de mariage et d'enfants avec son petit amiAdele dit qu'elle est obsĂ©dĂ©e par son petit ami et rĂȘve de fonder une famille avec by Victoria TheonilaFashion WeekCopenhagen Fashion Week 8 marques coup de cĆur repĂ©rĂ©es au showroom MiglioriniPour sa cinquiĂšme Ă©dition, Migliorini Venue a prĂ©sentĂ© les marques danoises et internationales â mode et beautĂ© â les plus responsables et dĂ©sirables du by Pauline BorgognoL'Officiel ArtRachelle Cunningham "Instagram est pour moi la plus vaste des galeries d'art"Suivie par plusieurs milliers de fidĂšles sur Instagram, l'artiste et illustratrice qui a fait de la peinture un remĂšde carthatique Ă son endomĂ©triose donne Ă voir des hĂ©roĂŻnes Byronesques dans ses oeuvres aux accents by Melanie MendelewitschDesignCoup de coeur Trobat, le concept store Majorquin qui cĂ©lĂšbre l'artisanat internationalSous l'impulsion de la curatrice Dolli Taylor, ce concept store Majorquin met Ă l'honneur de talentueux artistes, sculpteurs et cĂ©ramistes venus des quatre coins du by Melanie Mendelewitsch
LaFondation Azzedine AlaĂŻa prĂ©sente lâexposition « AlaĂŻa Balenciaga, sculpteurs de la forme ». Fondation AlaĂŻa. Tarifs Tarif rĂ©duit. 10-18 ans, enseignants et Ă©tudiants. EntrĂ©e gratuite - de 10 ans, demandeurs dâemploi et bĂ©nĂ©ficiaires de minimas sociaux, personnes en situation de handicap et accompagnateurs, Presse, Icom-Icomos, Membres des amis dâAzzedine AlaĂŻa.
Tout dans la crĂ©ation des modĂšles de Azzedine AlaĂŻa tend et rĂ©vĂšle et Ă l'excellence de la ligne et de la coupe dans la construction du vĂȘtement tendant Ă l'Ă©pure et dont la simplicitĂ© Ă©vidente Ă l'oeil recĂšle une technique de haut vol pour rĂ©aliser ce qu'il voulait ĂȘtre une sculpture souple constituant une seconde peau avec sa puissance d'Ă©vocation charnelle. Des principes et des exigences qu'il partage avec les plus grands noms de la couture, ses contemporains, mais Ă©galement ses figures tutĂ©laires inscrites au rang des architectes de la mode telle celle de CristĂłbal Balenciaga, surnommĂ© e son temps "le couturier des couturiers". Les deux noms sont rĂ©unis pour une sublime exposition organisĂ©e par la Fondation Azzedine AlaĂŻa sous le titre "AlaĂŻa et Balenciaga - Sculpteurs de la forme" qui met essentiellement en rĂ©sonance leurs crĂ©ations autour de la couleur noire, couleur emblĂ©matique de Balenciaga qui l'a dĂ©clinĂ© de maniĂšre obsessionnelle et une des couleurs fĂ©tiches d'AlaĂŻa. Conçue sous l'Ă©gide d'Olivier Saillard, historien d'art et ancien directeur du Palais Galliera, qui connaĂźt parfaitement le sujet ayant prĂ©sidĂ© Ă la conception des expositions "AlaĂŻa" en 2014 audit Palais et "Balenciaga - L'Oeuvre au noir" qui s'est tenue en 2017 au MusĂ©e Bourdelle, la dĂ©monstration se dĂ©veloppe dans un superbe parcours circonvolutionnaire Ă la scĂ©nographie lumineuse, entre cimaises opalescentes et nĂ©ons luminescents, rĂ©alisĂ©e par le designer amĂ©ricain Kris Ruhs. Ode Ă la Femme en Noir L'association de modĂšles iconiques d'Azzedine AlaĂŻa et de ceux de Balenciaga sĂ©lectionnĂ©s dans la Collection AlaĂŻa dĂ©tenue par la Fondation s'opĂšre en sĂ©quences ordonnĂ©es principalement autour d'une piĂšce iconique du vestiaire fĂ©minin, la robe, telle que dĂ©clinĂ©e dans la garde-robe de la femme Ă©lĂ©gante dont la journĂ©e est rythmĂ©e par la mondanitĂ©. En premier lieu, le tailleur, et pour l'heure du cocktail, la fameuse petite robe noire dont il est difficile de dĂ©terminer le signataire tant elle s'avĂšre intemporelle. Ensuite, avec les tenues du grand soir et la robe bustier, summum de l'Ă©tenel fĂ©minin. Par ailleurs, sont regroupĂ©s des modĂšles ressortant au tropisme ibĂ©rique auquel Ă©tait attachĂ© Balenciaga avec sa revisite tant ses tenues du SiĂšcle d'or espagnol, des costumes traditionnels espagnols, avec le travail de la broderie des mantilles et les volants des jupes de maja Ă la veste de torĂ©ador, que des piĂšces du vestiaire fĂ©minin du 19Ăšme siĂšcle comme le bolĂ©ro et le mantelet. A cet Ă©gard le travail sur la dentelle met l'accent sur la dualitĂ© ombre/lumiĂšre et appelle un regard attentif sur la technicitĂ© du travail opĂ©rĂ© non seulement en raison du choix de matiĂšres comme le taffetas, l'organza de soie, la mousseline et la maille, voire le cuir, mais Ă©galement par le contraste des matiĂšres et leur façonnage du matelassage au bouillonnĂ© en passant par les incrustations. A voir Ă©galement en Ă©tage, une salle dĂ©diĂ©e Ă Balenciaga avec des croquis d'atelier, photos et films d'archives de collections et dĂ©filĂ©s.
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